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Médiateur du Royaume: Réorganisation du travail des représentations régionales et locales selon une nouvelle vision de proximité territoriale

L’Institution du Médiateur du Royaume engage une nouvelle phase de son déploiement territorial à travers une réorganisation en profondeur de ses représentations régionales et locales. Cette démarche s’inscrit dans une vision renouvelée de répartition des compétences, fondée sur le principe de proximité, afin d’assurer une médiation administrative plus accessible, plus fluide et mieux ancrée dans les réalités territoriales.

LA VÉRITÉ


La décision repose sur la conviction que l’efficacité et l’efficience de la médiation institutionnelle sont indissociables de plusieurs conditions essentielles, notamment la facilité d’accès, la gratuité du service, la souplesse des procédures et la rapidité de traitement des doléances. La proximité avec les usagers apparaît ainsi comme un levier central pour renforcer la confiance dans l’institution et améliorer la gestion des réclamations administratives. Cette orientation s’inscrit également en cohérence avec le processus de régionalisation avancée engagé par le Royaume sous la conduite de Sa Majesté le Roi Mohammed VI.

La nouvelle architecture territoriale adopte la délégation régionale comme structure de référence pour la gestion et le traitement des doléances au niveau régional. Celle-ci aura pour mission de coordonner l’action des délégations locales et d’assurer le suivi des points de contact rattachés, garantissant ainsi une organisation plus intégrée et harmonisée.

Conformément aux dispositions des articles 29 et 30 de la loi n°14.16 relative à l’Institution du Médiateur, plusieurs décisions ont été actées. Une délégation régionale a été créée dans la région Drâa-Tafilalet, avec siège à Errachidia. Le point de contact de Marrakech a été élevé au rang de délégation régionale pour la région Marrakech-Safi, avec extension de son ressort territorial à la région Béni Mellal-Khénifra, tout en supervisant la délégation locale de Béni Mellal.

Le point de contact de la région Souss-Massa est désormais une délégation régionale, avec extension de compétence à la région Guelmim-Oued Noun et supervision du point de contact de Guelmim. Par ailleurs, les points de contact de Béni Mellal-Khénifra et de Oriental ont été élevés au rang de délégations locales.

La délégation régionale de Fès-Meknès voit son ressort territorial étendu pour inclure la région de l’Oriental, avec supervision de la délégation locale d’Oujda et du point de contact de Meknès. De même, la délégation régionale de Laâyoune-Sakia El Hamra étend désormais son champ d’action à la région Dakhla-Oued Eddahab, en supervisant le point de contact de Dakhla.

À l’issue de cette réorganisation, le dispositif territorial repose sur sept délégations régionales implantées dans les régions de Tanger-Tétouan-Al Hoceima, Casablanca-Settat, Fès-Meknès, Laâyoune-Sakia El Hamra, Marrakech-Safi, Souss-Massa et Drâa-Tafilalet. Elles sont appuyées par deux délégations locales à Oujda et Béni Mellal, ainsi que par trois points de contact à Guelmim, Dakhla et Meknès.

Afin d’accompagner cette dynamique, l’administration centrale se dote d’une nouvelle “Unité de coordination et de suivi régional”, placée sous la supervision du Secrétariat général et du Pôle des études, de l’analyse et du suivi. Cette structure aura pour mission d’assurer la cohérence des pratiques, d’unifier les méthodologies de travail et de garantir un suivi rigoureux des représentations territoriales.

À l’approche de la présentation de son plan stratégique 2026-2030, l’Institution du Médiateur du Royaume affiche ainsi son ambition d’accélérer son déploiement régional et de renforcer progressivement son maillage territorial au niveau des provinces et préfectures, consolidant son rôle d’interface entre l’administration et les citoyens.

Au-delà de l’ajustement organisationnel, cette réforme traduit une évolution silencieuse mais structurante de la gouvernance administrative au Maroc. La proximité territoriale ne relève plus d’un simple choix logistique ; elle devient un levier de légitimité institutionnelle.

En privilégiant une architecture territorialisée, l’Institution du Médiateur s’inscrit dans une logique de prévention des dysfonctionnements administratifs plutôt que dans une posture exclusivement curative. Le traitement des doléances ne constitue plus uniquement une réponse ponctuelle à un litige, mais un outil d’amélioration systémique des pratiques publiques.

Cette dynamique s’aligne avec l’esprit de la régionalisation avancée et avec les exigences contemporaines de bonne gouvernance : accessibilité, transparence, redevabilité et efficacité. Elle marque également le passage d’une médiation essentiellement centralisée vers un modèle davantage intégré aux réalités locales.

À l’approche de son plan stratégique 2026-2030, l’institution semble ainsi amorcer une nouvelle phase de consolidation, où l’ancrage territorial devient un facteur déterminant de performance et de crédibilité.


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