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Les investisseurs choisissent le Maroc : la consécration d’un hub attractif pour les capitaux privés

Le Royaume s’impose dans le cercle restreint des dix premières nations mondiales en matière de mobilisation de capitaux privés

LA VÉRITÉ


Le Royaume s’impose dans le cercle restreint des dix premières nations mondiales en matière de mobilisation de capitaux privés par le biais des interventions publiques de développement. Une reconnaissance internationale majeure, mise en lumière par un récent rapport de l’OCDE, qui confirme la pertinence des choix stratégiques marocains et la confiance des marchés dans les économies émergentes.

Le Maroc confirme son statut de destination privilégiée pour les investisseurs internationaux. Selon le Private Finance Mobilisation Report 2026 publié par l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), le Royaume s’est hissé à la 10ᵉ place mondiale ex æquo, aux côtés de pays comme la Turquie ou le Mexique. Entre 2021 et 2024, le pays a ainsi attiré en moyenne 1,5 milliard de dollars par an grâce aux mécanismes de financement mixte, de garanties et de partage des risques déployés par les institutions publiques de développement.

Cette performance s’inscrit dans une dynamique continentale forte, l’Afrique s’affirmant comme la première région bénéficiaire avec 30 % du total mondial, soit près de 19,7 milliards de dollars annuels sur la même période. Si le Brésil et l’Inde concentrent à eux seuls près d’un quart des volumes mondiaux, la capacité du Maroc à s’imposer dans ce top 10 témoigne de la profondeur de ses réformes et de la crédibilité de son cadre macroéconomique.

À l’échelle globale, ces financements privés mobilisés, qui ont atteint un record de 77 milliards de dollars en 2024, pour un total de plus de 600 milliards mobilisés entre 2012 et 2024, se dirigent en priorité vers les infrastructures économiques et les services, captant près de 70 % des montants. Les secteurs de l’industrie, des mines et de l’agriculture suivent, tandis que les domaines sociaux, à l’instar de la santé et de l’éducation, peinent encore à attirer en raison de modèles de rentabilité plus contraints. Par ailleurs, environ 40 % de ces flux soutiennent des projets liés à l’action climatique, axés majoritairement sur la décarbonation et la réduction des émissions.

Si l’OCDE relève une iniquité structurelle dans la répartition mondiale, les pays à revenu intermédiaire captant 69 % des flux contre seulement 8 % pour les pays les moins avancés, le Maroc illustre au contraire la capacité d’un État émergent à sécuriser et à structurer ces apports innovants.

Malgré ces résultats probants, l’organisation internationale rappelle que les volumes globaux demeurent en deçà des besoins immenses liés aux Objectifs de développement durable (ODD) et à la transition climatique.

Pour le Royaume, l’horizon stratégique est désormais tracé : capitaliser sur cette reconnaissance pour orienter une part accrue de ces capitaux vers les secteurs sociaux et les projets d’adaptation climatique.

En consolidant sa position de hub régional incontournable pour le financement du développement, le Maroc démontre une fois de plus que la rigueur de sa gouvernance et la vision de ses chantiers d’avenir constituent les meilleurs passeports pour attirer la confiance durable des marchés internationaux.


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