Le prix des carburants se stabilise et s’accorde une baisse de quelques centimes
Dès le 1er juin, le prix du gasoil baisse de 53 centimes au Maroc tandis que l'essence reste stable. Une bouffée d'oxygène pour les automobilistes
LA VÉRITÉ
Le mois de juin s’ouvre sur une note positive pour le portefeuille des automobilistes marocains. Après une série de fluctuations successives et de tensions enregistrées depuis le début de l’année, une accalmie se profile enfin à la pompe. Les compagnies de distribution pétrolière s’apprêtent à appliquer une baisse ciblée sur les tarifs des carburants à compter du lundi 1er juin à minuit. Cette révision se traduira par une diminution de 53 centimes par litre sur le gasoil, offrant un soulagement bienvenu aux usagers, tandis que le prix de l’essence affichera une stabilisation parfaite en restant inchangé.
Cette correction tarifaire intervient dans un contexte de forte volatilité. Au cours du mois de mai, les consommateurs avaient d’abord bénéficié d’une baisse significative avant de subir, dès le 16 mai, une hausse de 50 centimes sur le litre d’essence. Pour cette nouvelle échéance, la révision profite exclusivement aux véhicules diesel, le carburant le plus consommé dans le Royaume, consolidant ainsi une tendance à la stabilisation globale des indices énergétiques à l’échelle nationale.
Concrètement, à partir du 1er juin, les compteurs des principales stations-service du pays vont s’ajuster à la baisse. Le litre de gasoil, qui flirtait avec les 14,50 dirhams, va reculer pour s’établir en moyenne autour de 13,97 dirhams, de menus écarts restant possibles selon les enseignes et l’éloignement géographique des régions. Du côté de l’essence, le statu quo est de mise : le prix au litre se maintiendra aux alentours de 14,55 dirhams, prolongeant la grille tarifaire fixée à la mi-mai.
Cette bouffée d’oxygène est particulièrement saluée par les secteurs clés de l’économie marocaine, à commencer par le transport routier, où les transporteurs de marchandises et de voyageurs voient leurs coûts d’exploitation immédiatement allégés. Le secteur agricole, très dépendant du gasoil pour le fonctionnement des machines et des systèmes de pompage, accueille également ce répit de manière très favorable dans le monde rural. Enfin, pour la logistique et les entreprises, la réduction des coûts de mobilité permet de desserrer la pression sur les marges bénéficiaires ainsi que sur les prix des produits de grande consommation.
Si cette baisse de quelques centimes donne un coup de pouce au pouvoir d’achat, les experts rappellent que les tarifs pratiqués à la pompe restent soumis aux mécanismes des marchés internationaux de l’énergie. Dans un environnement géopolitique mondial lourd d’incertitudes, les cours du pétrole brut et les cotations des produits raffinés dictent leur loi. Les coûts d’approvisionnement supportés par les distributeurs marocains dépendent directement de ces variations. Bien que les prix actuels demeurent supérieurs aux moyennes historiques observées avant la crise énergétique, ce répit du 1er juin confirme la résilience du marché national face aux chocs extérieurs.
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