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Leadership marocain à l’ONU : les femmes au cœur de la souveraineté alimentaire africaine

En marge de la 70ᵉ session de la Commission de la condition de la femme (CSW70) à New York, le Royaume a réuni ce 18 mars 2026 les décideurs mondiaux pour une cause stratégique : transformer l'agriculture africaine par l'autonomisation économique des femmes

LA VÉRITÉ


Le siège des Nations unies à New York a vibré au rythme de la diplomatie marocaine lors d’un événement de haut niveau présidé par l’ambassadeur Omar Hilale, représentant permanent du Royaume auprès de l’ONU. Sous le thème « Les femmes au cœur de la transformation de la sécurité alimentaire en Afrique », cette rencontre a rassemblé des figures de proue telles que Lok Bahadur Thapa, président de l’ECOSOC pour l’année 2026, et Sima Bahous, directrice exécutive d’ONU Femmes. L’enjeu est de taille : alors que le continent fait face à des défis climatiques et géopolitiques sans précédent, le Maroc rappelle que la solution réside dans l’intégration pleine et entière des femmes dans les chaînes de valeur agricoles. Omar Hilale a insisté sur la nécessité de promouvoir la transformation locale, l’accès universel aux fertilisants et le renforcement des marchés régionaux pour bâtir une résilience durable.

L’expertise d’OCP Africa au service des petits exploitants

La contribution marocaine ne se limite pas aux plaidoyers diplomatiques, elle s’appuie sur des actions concrètes sur le terrain, portées notamment par le Groupe OCP. Hajar Alafifi, directrice générale d’OCP Africa, a partagé les résultats impressionnants des programmes du groupe qui s’étendent désormais dans plus de 40 pays africains. En accompagnant plus de 4 millions de petits exploitants agricoles, la filiale marocaine démontre que l’accès aux solutions de nutrition des sols à base de phosphates est un levier de souveraineté alimentaire. En collaborant étroitement avec les gouvernements locaux et des institutions financières comme la Banque mondiale, OCP Africa développe des intrants adaptés aux contextes pédoclimatiques spécifiques du continent, tout en levant les barrières logistiques qui freinent la productivité des exploitantes.

Lever les barrières structurelles : un impératif pour 2026

Les discussions ont mis en lumière un paradoxe frappant : bien que les femmes produisent jusqu’à 70 % de l’alimentation sur le continent africain, elles restent les plus vulnérables face au changement climatique et à la dégradation des sols. Le constat est unanime parmi les participants : l’accès à la propriété foncière, au financement et aux marchés demeure un parcours du combattant pour les agricultrices. Les intervenants ont appelé à une refonte des politiques publiques pour encourager l’investissement dans l’agriculture durable et l’innovation technologique. Le message de Rabat est clair : l’autonomisation des femmes n’est pas seulement une question de justice sociale, c’est l’unique voie pour garantir que l’Afrique nourrisse l’Afrique tout en contribuant à la stabilité alimentaire mondiale.

« Les femmes ne sont pas de simples bénéficiaires des systèmes alimentaires, elles en sont les architectes. Leur accès égalitaire aux ressources est la clé de voûte de notre sécurité collective. » 


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