Eau et assainissement : Le Maroc en tête du classement africain 2026
Avec un taux d'accès à l'eau canalisée de 95 %, le Royaume domine le classement continental de l'Afrobaromètre en pleine « Année de la Durabilité de l'Eau » de l'Union Africaine
LA VÉRITÉ
Le Maroc confirme sa position de pionnier continental en matière d’infrastructures de base. Selon la dernière enquête Afrobaromètre (n° 1153) publiée le 21 mars 2026, le Royaume affiche des indicateurs de gestion de l’eau et d’assainissement parmi les plus performants d’Afrique. Alors que l’Union Africaine place la résilience hydrique au cœur de son agenda 2063, le modèle marocain se distingue par une couverture quasi universelle et une gestion publique largement plébiscitée.
Une infrastructure d’assainissement sans équivalent sur le continent
Le rapport souligne l’avance technologique du Maroc. Le pays enregistre un taux d’accessibilité à l’eau canalisée de 95 %, un chiffre qui le place au deuxième rang africain, juste derrière Maurice (100 %). En matière d’infrastructures de traitement des eaux usées, le Royaume prend la tête du classement : 82 % des communautés enquêtées bénéficient d’un système de collecte, devançant nettement la Tunisie (67 %).
À l’intérieur des foyers, le confort sanitaire suit la même courbe d’excellence. Environ 94 % des Marocains disposent d’installations sanitaires privées, plaçant le pays sur le podium continental derrière les Seychelles et Maurice. Cette solidité structurelle explique pourquoi seulement 3 % des citoyens considèrent l’approvisionnement en eau comme un problème majeur, contre une moyenne africaine de 23 %.
La menace du stress hydrique lié au climat
Malgré ce bilan positif, le Maroc n’échappe pas à la réalité climatique mondiale. Paradoxalement, bien que le pays possède l’une des meilleures infrastructures, il enregistre l’un des taux de stress hydrique les plus élevés.
Près de 47 % des répondants marocains affirment avoir modifié leur consommation d’eau au cours des cinq dernières années en raison de l’évolution des conditions météorologiques. Ce chiffre place le Maroc au quatrième rang des pays les plus impactés par les changements de modèles de précipitations, soulignant l’urgence de poursuivre les investissements dans le dessalement et la réutilisation des eaux épurées.
Une urgence continentale pour 2026
L’enquête d’Afrobaromètre intervient alors que l’Union Africaine a déclaré 2026 « Année de la Sostenibilité de l’Eau ». La situation reste critique à l’échelle du continent : plus de 400 millions d’Africains manquent encore d’eau potable et 700 millions vivent sans assainissement de base.
Dans ce contexte, la Banque Mondiale a mobilisé 1,58 milliard de dollars pour soutenir des projets de résilience. Le Maroc, fort d’une approbation gouvernementale de 61 % sur sa gestion de l’eau (en hausse de 12 points en dix ans), fait figure d’exemple à suivre pour atteindre les objectifs de la Vision africaine de l’eau 2063.
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