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Musées : le Maroc et l’Institut du monde arabe élargissent leur coopération

La Fondation Nationale des Musées et l’Institut du monde arabe ont signé à Paris une nouvelle convention. Circulation des expositions, patrimoine marocain et projets communs doivent structurer cette nouvelle étape

La Vérité


La coopération culturelle entre le Maroc et l’Institut du monde arabe franchit une nouvelle étape. Mehdi Qotbi, président de la Fondation Nationale des Musées, et Anne-Claire Legendre, présidente de l’IMA, ont signé lundi 28 septembre à Paris une convention visant à approfondir les échanges entre les deux institutions.

L’accord prolonge une collaboration déjà active. Il intervient quelques mois après la visite d’Anne-Claire Legendre au Maroc, où elle avait notamment découvert plusieurs institutions muséales nationales.

Des expositions appelées à circuler

L’un des axes principaux concerne l’itinérance des expositions.

La présidente de l’IMA a cité plusieurs projets susceptibles de voyager entre Paris et le Maroc, notamment une exposition consacrée aux secrets de l’Alhambra et une exposition photographique autour de la Palestine.

Cette logique doit permettre aux musées marocains d’accueillir davantage de productions internationales, tout en donnant une visibilité supplémentaire aux collections nationales à l’étranger.

Le patrimoine marocain déjà présent à Paris

La convention a été signée au moment du vernissage de l’exposition Vive la mariée !, consacrée aux traditions du mariage au Maghreb.

Présentée à l’Institut du monde arabe jusqu’au 28 février 2027, l’exposition réunit costumes, parures et créations contemporaines d’Algérie, du Maroc et de Tunisie. La Fondation Nationale des Musées a prêté plusieurs pièces marocaines pour cette manifestation.

Cette présence illustre déjà le type de coopération que les deux institutions souhaitent amplifier.

Une diplomatie culturelle par les musées

La circulation des œuvres et des expositions dépasse le seul cadre événementiel. Elle permet de renforcer les échanges entre conservateurs, chercheurs et institutions, tout en donnant davantage de visibilité au patrimoine marocain.

Le nouvel accord s’inscrit ainsi dans une stratégie de coopération culturelle plus large entre Rabat et Paris, avec les musées comme instruments de dialogue et de rayonnement.


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