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Maroc/Europe: L’essence d’une Diplomatie Royale avant-gardiste

Adil ZAARI JABIRI


Renforcement de l’ancrage africain, reconnaissance américaine de la marocanité du Sahara, rétablissement des relations avec Israël pour insuffler une nouvelle dynamique au processus de paix au Moyen Orient. Ce sont là quelques déclinaisons de la nouvelle doctrine diplomatique marocaine, portée par la Vision Royale novatrice qui tend à repenser le positionnement du Royaume sur l’échiquier mondial et à consolider son rôle de médiateur de paix et d’acteur dynamique de stabilité et de progrès des nations.

La diplomatie nationale dont la nouvelle ligne se veut, sous l’impulsion Royale, plus tonique, plus entreprenante, plus ferme et plus offensive, s’est également érigée en armure invincible contre l’adversité d’un voisinage hostile ayant atteint son paroxysme avec l’Espagne et auparavant avec l’Allemagne qui ont cru bon d’antagoniser le Maroc, partenaire incontournable de l’UE sur le plan sécuritaire notamment, en tissant des alliances douteuses avec les ennemis de notre intégrité territoriale.

Par la force d’actions fermes, adossées à des arguments irrécusables, la diplomatie marocaine a su répondre à ces comportements vindicatifs et hargneux, d’abord par un rappel des ambassadeurs, des ruptures constructives et un travail d’explication et de mobilisation auprès des pays frères et amis pour défendre sereinement les intérêts et les choix assumés du Royaume.

Avec l’Allemagne, le Maroc n’y est pas allé avec le dos de la cuillère. La rupture a été brusque et ferme. Les institutions officielles marocaines ont été invitées à rompre tout contact avec les Allemands et un froid indissipable s’est installé entre les deux pays. Et pour cause, l’activisme antagonique de Berlin, à la suite de la proclamation officielle américaine reconnaissant la souveraineté du Maroc sur son Sahara, son acharnement continu à combattre le rôle régional du Maroc, notamment sur le dossier libyen et la complicité avérée des autorités allemandes à l’égard d’un ex-condamné pour des actes terroristes, notamment en lui divulguant des renseignements sensibles communiqués par les services de sécurité marocains à leurs homologues allemands.

Avec l’Espagne, le Maroc a mis au grand jour une véritable trahison. Au regard du degré de complicité qui marquait les relations bilatérales, la déception des Marocains fut telle que plus rien, sauf un miracle, ne peut rétablir la confiance d’antan.

La tristement célèbre affaire de Mohammed Benbattouche, le citoyen algérien imaginaire qui a prêté son identité au chef des séparatistes du polisario, le dénommé Brahim Ghali pour être admis en catimini dans un hôpital espagnol et échapper à la justice, puis l’instrumentalisation qui s’en est suivie par Madrid en tentant d’européaniser la crise bilatérale, marqueront à jamais les annales de l’histoire diplomatique espagnole. «Le Ghali gate» a d’ailleurs fait tomber des têtes au sein du gouvernement ibérique, particulièrement la cheffe de la diplomatie et une enquête revendiquée par l’armée espagnole sur l’entrée illégale du chef des mercenaires, avec la complicité avérée de l’Algérie, n’a pas encore révélé tous ses secrets.

Surfant sur la vague migratoire et s’appuyant sur des arguments fallacieux puisés dans les vestiges d’un colonialisme éculé qui suggère que les frontières de l’Europe commencent à partir des villes marocaines de Sebta et Mellilia, l’Espagne est allée jusqu’à mobiliser ses ouailles au Parlement européen pour faire voter une résolution contre le Maroc. Ce texte, aux relents de paternalisme, voire, osons le mot, de néocolonialisme, n’a d’ailleurs pas eu l’effet escompté et la relation entre le Maroc et l’Union européenne s’est même offerte une cure de jouvence avec le lancement, le 28 juin dernier, d’un Partenariat vert qui traduit une forte convergence politique entre les deux parties concernant les questions d’avenir (environnement, climat, développement durable).

Une autre expression de la pertinence des choix politiques volontaristes et assumés du Royaume est cette décision Royale portée par les valeurs humaines les plus authentiques de rapatrier les mineurs marocains non accompagnés en Europe, venue mettre un terme à l’instrumentalisation de la question hautement inflammable de la migration par quelques aventuriers malveillants et battre en brèche les manœuvres attentatoires aux intérêts du pays et à son intégrité territoriale.

Ce sont là quelques exemples d’un exercice diplomatique authentique, soutenu par une Vision Royale avant-gardiste, sublimé par des actions à haute portée au service d’un Maroc uni et prospère, avec l’ambition forte d’évoluer dans un environnement pacifié en composant avec des partenaires loyaux.


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