Maroc – Égypte : un nouveau souffle pour un commerce équilibré
Égypte et Maroc renouvellent leur engagement pour un commerce équilibré lors de la réunion de la ZLECAf
LA VÉRITÉ
Le ministre égyptien de l’Investissement et du Commerce extérieur, Hassan Al-Khatib, a réaffirmé l’importance d’instaurer une relation commerciale plus équilibrée entre l’Égypte et le Maroc.
S’exprimant en marge de la 17ᵉ Réunion ministérielle de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf), tenue lundi et mardi au Caire, Al-Khatib a souligné que les deux pays entament « un nouveau chapitre » de leurs relations bilatérales.
Il a mis en avant la convergence de vues entre Rabat et Le Caire dans leur volonté commune de stimuler les échanges, d’accroître les investissements et de lever les barrières qui freinent la libre circulation des biens et services.
Un « nouveau chapitre » dans les relations bilatérales
Al-Khatib a indiqué s’être entretenu avec Omar Hejira, secrétaire d’État marocain au Commerce extérieur, afin d’examiner les moyens de faciliter l’investissement et d’améliorer l’accès réciproque aux marchés. Les discussions, a-t-il ajouté, ont également ouvert la voie à la prochaine réunion du Comité conjoint de commerce à Marrakech, appelée à définir des mesures concrètes pour dynamiser les flux commerciaux.

« Nous entrons dans un nouveau chapitre des relations commerciales entre nos deux pays, grâce aux liens distingués qui unissent le président Abdel Fattah al-Sissi et le roi Mohammed VI », a déclaré le ministre égyptien.
La perspective marocaine
De son côté, Omar Hejira a rappelé que le Maroc considère l’Égypte comme un partenaire clé dans l’approfondissement de la coopération Sud-Sud. Il a précisé que les discussions se sont concentrées sur des mécanismes pratiques pour appuyer les exportations marocaines vers l’Égypte, afin de réduire le déséquilibre commercial qui caractérise de longue date les échanges bilatéraux.
Le responsable marocain a souligné que les deux gouvernements s’accordent sur la nécessité d’instaurer des partenariats commerciaux durables, allant au-delà de simples arrangements à court terme. « Cette rencontre a permis de poursuivre les efforts visant à renforcer les échanges entre nos deux pays et à faciliter l’accès des produits marocains au marché égyptien », a-t-il affirmé.
Un contexte africain porteur
La réunion du Caire intervient alors que les pays africains avancent dans la mise en œuvre de la ZLECAf, un accord historique destiné à créer un marché continental intégré de plus de 1,3 milliard de personnes. L’Égypte et le Maroc se positionnent parmi ses plus fervents partisans, voyant dans ce projet non seulement un levier de diversification économique, mais aussi un outil pour bâtir des chaînes de valeur interrégionales plus solides.
Depuis plusieurs mois, Rabat a affiché son ambition d’accroître significativement ses exportations vers l’Égypte, en visant un passage de 755 millions de dirhams (75 millions de dollars) à 5 milliards de dirhams (500 millions de dollars) d’ici trois ans. Cette dynamique a été renforcée par une mission commerciale marocaine au Caire, rassemblant quarante représentants du secteur exportateur, qui ont tenu plus de deux cents réunions avec leurs homologues égyptiens.
Partenariats Sud-Sud
Pour le Maroc, ce rapprochement avec l’Égypte s’inscrit dans sa stratégie plus large de consolidation des partenariats économiques Sud-Sud, en particulier en Afrique. Cette orientation, au cœur de la diplomatie marocaine depuis deux décennies, s’illustre par des investissements structurants dans les domaines de l’infrastructure, de la finance et de l’énergie à travers le continent.
L’Égypte, de son côté, entend tirer parti de sa base industrielle et de sa position géographique pour se présenter comme une porte d’entrée vers les marchés africains. En renforçant leur coopération bilatérale, Rabat et Le Caire ambitionnent de consolider leurs rôles respectifs de pôles régionaux dans le cadre de la ZLECAf.
Suivez les dernières actualités de Laverite sur Google news