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Maroc 2030 : Levier continental et vitrine stratégique pour la BAD

Par Hamza Abdelouaret


Derrière les stades et les projecteurs du football mondial, une autre ambition se dessine : celle de transformer la Coupe du Monde 2030 en accélérateur du développement durable en Afrique. Pour Sidi Ould Tah, candidat à la présidence de la Banque africaine de développement (BAD), cet événement planétaire, coorganisé par le Maroc, représente bien plus qu’un défi logistique : il incarne une opportunité historique de repositionner la BAD comme moteur de la transformation économique régionale.

Le Maroc, un partenaire structurant pour la BAD

Pays hôte principal du trio Maroc-Espagne-Portugal, le Royaume s’est imposé ces dernières années comme modèle continental en matière d’infrastructures, de stabilité et d’investissements publics stratégiques. Autoroutes, TGV, zones industrielles intégrées, centrales solaires, stations de dessalement : autant de projets où la BAD est intervenue de manière directe ou indirecte.

Sidi Ould Tah souhaite aller plus loin : faire du Maroc un laboratoire de réussite pour le continent, en soutenant à grande échelle les projets liés à l’organisation de la Coupe du Monde 2030. Il entend décupler les financements accordés au Royaume, bien au-delà des 685 millions de dollars déjà engagés, pour renforcer les infrastructures de transport, les réseaux d’eau et d’énergie, mais aussi les équipements urbains à impact social.

Coupe du Monde 2030 : un catalyseur économique continental

Dans la vision défendue par le candidat mauritanien, la BAD ne doit pas financer seulement des stades ou des routes. Il s’agit d’inscrire l’événement dans une dynamique de développement régional, en générant des externalités positives durables pour le Maroc et ses voisins.

Cela implique par exemple :

  • La création d’emplois durables dans la construction, le tourisme, les services et l’innovation verte.
  • Le renforcement de la connectivité régionale (routes, ports, digital) entre le Maghreb, l’Afrique de l’Ouest et le Sahel.
  • L’accompagnement des PME locales pour capter les retombées économiques de l’événement.
  • La mise en place de mécanismes de financement inclusifs, intégrant les jeunes et les femmes dans les chaînes de valeur liées à la Coupe.

Une vision au-delà du sport : la BAD comme architecte de convergence

L’enjeu dépasse donc le simple soutien à un pays. Pour Sidi Ould Tah, le Maroc peut devenir un pôle de convergence entre l’Europe, l’Afrique et le monde arabe, avec la BAD en facilitateur de cette triangulation géoéconomique. En appuyant des projets structurants comme Casablanca Finance City, le hub aérien de Mohammed V, ou les corridors commerciaux vers l’Afrique subsaharienne, la BAD renforcerait la position du Maroc comme plateforme régionale du développement intégré.

La Coupe du Monde, dans ce contexte, n’est pas une fin en soi. C’est un levier stratégique pour orienter les investissements vers des projets à forte valeur ajoutée pour les populations africaines.


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