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L’Université de Demain se précise : Le ministère dévoile ses avancées et ses ambitions

Lors d’une rencontre dédiée aux médias au siège du ministère, Azzedine El Midaoui, ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche scientifique et de l’Innovation, a présenté les nouvelles orientations stratégiques de son département ainsi que les réalisations marquantes de l’année universitaire 2025-2026. Une conférence dense, riche en chiffres et en annonces structurantes, mais également marquée par un échange transparent avec la presse sur plusieurs questions institutionnelles sensibles.

LA VÉRITÉ


Les établissements d’enseignement supérieur ont accueilli plus de 338 500 nouveaux étudiants, portant le total national à plus de 1 310 000 étudiants, soit une progression de 4,8 % en un an, un indicateur de l’expansion continue du système universitaire marocain. À cela s’ajoute une répartition nette, 87 % des effectifs sont inscrits au sein des universités publiques. Le ministre a également mis en avant le rôle essentiel du corps professoral, qui compte désormais 18 726 enseignants-chercheurs, épaulés par 8 058 personnels  administratifs et techniques, ainsi que par 633 membres du personnel bénéficiant de la prolongation légale de l’âge de la retraite pour l’année 2025.

L’un des points majeurs abordés a concerné la révision du cadre juridique de l’enseignement supérieur. Le ministère finalise actuellement cinq projets de loi, seize décrets et dix-sept arrêtés, dont le très attendu projet de loi 59-24 sur l’organisation de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique, actuellement en cours d’examen

Ce cadre vise notamment à restructurer les établissements à accès ouvert, à organiser les nouvelles institutions déjà créées et à donner aux universités une architecture modernisée, plus cohérente et plus performante.

Interrogé par la presse, le ministre a clarifié ses prérogatives, notamment en matière de nominations et de responsabilités institutionnelles, rappelant que certaines universités ne peuvent pas encore nommer un doyen faute de base réglementaire finalisée. Des précisions importantes dans un contexte d’attente au sein de plusieurs établissements.

L’annonce qui a suscité le plus d’intérêt concerne l’ambition d’installer un centre national centralisé de recherche et d’innovation, pierre angulaire de l’Université de Demain. Un dispositif stratégique pensé pour structurer la production scientifique, mutualiser les ressources et encadrer la recherche autour d’équipes homogènes réunissant chercheurs expérimentés et jeunes talents.

À travers ce centre, le Maroc cherche à faire émerger une dynamique scientifique d’envergure capable de rivaliser avec les pays les plus avancés en matière de dépôt de brevets et d’innovation. L’idée s’inspire d’un principe fondamental, un État qui centralise, encadre et oriente la recherche autour d’un organe national solide obtient des résultats tangibles et mesurables.

Ce modèle, une fois consolidé, pourrait servir de référence pour les futurs centres régionaux d’innovation, qui joueraient un rôle déterminant dans la détection de talents issus des zones rurales et périphériques. En exploitant l’ensemble du potentiel intellectuel du pays, le Maroc renforcerait sa position dans la compétition scientifique internationale.

La réforme pédagogique, désormais généralisée à toutes les filières, constitue un autre pilier majeur. Les normes de Licence et de Master ont été mises à jour, et un nouveau diplôme national, le Bachelor en technologie, fait désormais partie de l’offre des Écoles Supérieures de Technologie

Côté compétences linguistiques, une plateforme nationale « E-Logha-Sup » sera lancée le 29 novembre 2025 à Dakhla. Fruit du travail d’une équipe marocaine multidisciplinaire issue des universités publiques, cet outil vise à améliorer le niveau en langues et en compétences transversales des étudiants .

Dans le domaine de la recherche, le ministère a rappelé la préparation de la Stratégie Nationale 2026-2035, ainsi que la création de représentations régionales des UATRS pour rapprocher les équipements scientifiques des chercheurs. Le PNARDI 2025-2028, doté d’un budget d’un milliard de dirhams en partenariat avec la Fondation OCP, poursuit son déploiement avec de nouveaux sous-programmes, y compris celui dédié aux talents marocains à l’étranger

Le ministère a annoncé un nouveau modèle de résidences universitaires en partenariat public-privé, accompagné d’une augmentation de 3 962 lits, ainsi que la programmation de 5 nouvelles cités universitaires offrant 7 500 lits supplémentaires

En clôturant la rencontre, le ministre a insisté sur l’importance d’une mobilisation collective pour valoriser l’université marocaine et renforcer ses contributions au développement national, dans la droite ligne des orientations royales. Il a rappelé que la réussite de cette transformation nécessite la synergie des efforts, tant au niveau national que régional.


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