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L’unité africaine en action : l’UCESA en mission pour le développement inclusif de l’Afrique

L'UCESA scelle son unité à Malabo sous l'impulsion marocaine pour bâtir l'Afrique de demain. Une stratégie 2025-2030 axée sur la souveraineté sanitaire et l'énergie pour répondre aux défis du continent. L'émergence d'une diplomatie citoyenne forte appuyée par des partenariats internationaux et une gouvernance d'excellence.

LA VÉRITÉ


L’Union des Conseils économiques et sociaux et institutions similaires d’Afrique (UCESA) a ouvert son Assemblée générale ordinaire le 11 mai 2026 à Malabo, en Guinée équatoriale, sous la présidence d’Abdelkader Amara, afin de valider son plan stratégique 2025-2030 et renforcer la coopération institutionnelle sur le continent. Cette rencontre de haut niveau marque un tournant pour l’organisation panafricaine qui aspire à devenir le moteur d’un développement durable et inclusif.

 

Une institution en pleine mutation

L’UCESA affiche désormais une maturité institutionnelle sans précédent. Abdelkader Amara, président du Conseil économique, social et environnemental (CESE) du Maroc et président en exercice de l’Union, souligne que l’organisation a réalisé des acquis majeurs ces dernières années. Cette transformation structurelle a permis à l’Union d’améliorer son positionnement et sa visibilité internationale.

L’Union possède désormais une personnalité juridique reconnue à l’échelle mondiale. Son siège, établi à Rabat, agit comme l’ancre pour ses activités administratives et diplomatiques. L’organisation aligne sa gouvernance et sa gestion financière sur les standards internationaux les plus rigoureux. Cette restructuration est le catalyseur pour l’adhésion de nouveaux membres. L’entrée de la Guinée équatoriale au sein de l’Union illustre d’ailleurs cette dynamique d’élargissement.

 

Cap vers 2030

L’UCESA érige son plan stratégique 2025-2030 en véritable boussole pour l’action africaine commune. Ce cadre de référence, adopté initialement à Brazzaville, structure désormais l’agenda de l’Union autour de quatre piliers fondamentaux. Premièrement, l’organisation priorise la souveraineté sanitaire et l’accès aux soins. Deuxièmement, elle mise sur le développement du capital humain. Troisièmement, l’accès universel à l’énergie et la transition énergétique occupent une place centrale. Enfin, la mobilisation de financements durables constitue le socle de ces ambitions.

L’Union ne se contente pas de théories. Elle élabore des outils concrets comme la Charte de durabilité pour le développement de l’Afrique. Ce document, ainsi que le plaidoyer pour le climat, trouvent déjà des échos concrets à travers des déclinaisons nationales en Côte d’Ivoire, au Bénin, au Burkina Faso et au Sénégal. L’UCESA déploie une grande énergie pour que chaque citoyen ressente les impacts de ces politiques publiques.

 

Le Maroc comme moteur

Le rôle du Royaume du Maroc au sein de cette dynamique panafricaine reçoit des éloges unanimes. Salomón Nguema Owono, président de la Chambre des députés de la Guinée équatoriale, salue l’engagement constant du Maroc en faveur du renforcement de l’action africaine commune. Selon lui, l’implantation du siège à Rabat reconnaît les efforts marocains pour doter l’Afrique d’un cadre institutionnel pérenne.

Le Maroc réitère son soutien indéfectible aux projets de l’UCESA. Cette solidarité marocaine favorise une convergence des intérêts au service du continent. Par ailleurs, l’efficacité de l’Union repose sur une approche participative. Elle intègre activement les préoccupations citoyennes dans l’élaboration des solutions socio-économiques. Cette « diplomatie citoyenne » complète l’action traditionnelle des États et des organisations multilatérales. Elle crée un pont solide entre les institutions et les populations.

 

Alliances stratégiques et numériques

L’UCESA multiplie les partenariats stratégiques pour amplifier son impact. Elle collabore étroitement avec la Banque africaine de développement (BAD), l’Université Mohammed VI Polytechnique et l’Organisation internationale pour les migrations. Cette ouverture renforce la cohérence avec les institutions régionales telles que la CEMAC et la CEEAC. Baltasar Engonga Edjo’o, président de la Commission de la CEMAC, affirme que cette vision partagée consolide la démocratie participative en Afrique.

Le programme de Malabo s’étend au-delà de la sphère institutionnelle. Le mardi 12 mai, une table ronde avec le Conseil économique et social de Chine explore la coopération sino-africaine. Les discussions se concentrent sur la transformation structurelle, la diversification économique et l’inclusion numérique. Un Forum économique et social suivra le mercredi pour réunir décideurs, financiers et entreprises. Ces plateformes d’échange visent à traduire les recommandations en actions concrètes pour les peuples africains. L’Afrique ne construit plus seulement des infrastructures de pierre, elle bâtit des institutions fortes et crédibles.


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