L’Union européenne relance les négociations pour un nouvel accord de pêche
La décision de Bruxelles renforce le partenariat euro-marocain et porte un nouveau coup au Polisario et à l’Algérie
LA VÉRITÉ
La Commission européenne a approuvé, mardi, une proposition ouvrant la voie à de futures négociations avec le Maroc sur un nouvel accord de pêche. Cette décision, annoncée par le commissaire européen à la Pêche, Costas Kadis, devant le Parlement espagnol, marque une étape décisive dans la consolidation du partenariat stratégique entre Rabat et Bruxelles.
Selon l’agence espagnole EFE, M. Kadis a présenté un mandat de négociation qui devra être validé par les 27 États membres de l’Union européenne avant l’ouverture officielle des discussions avec le Maroc. Le commissaire a qualifié cette initiative de « très importante » pour les relations avec le Royaume, notamment après la décision de la Cour de justice de l’Union européenne (CJUE) ayant annulé, en 2024, les précédents accords commercial et halieutique.
En effet, le tribunal européen avait invoqué le prétendu « droit à l’autodétermination » de la population du Sahara marocain, reprenant ainsi les arguments du front séparatiste Polisario et de son allié algérien. Rabat avait réagi avec fermeté, soulignant que ce jugement n’affecte en rien la légitimité de ses partenariats économiques avec l’Union.
Un signal fort pour la relation Maroc–UE
Le Maroc a rappelé à plusieurs reprises la nécessité pour l’Europe d’agir concrètement afin de préserver la solidité d’un partenariat historique fondé sur la confiance et les intérêts partagés. Bruxelles, de son côté, continue de reconnaître le rôle central du Royaume comme partenaire de stabilité, notamment dans les domaines économique, migratoire et sécuritaire.
La relance du dialogue sur la pêche intervient dans un contexte diplomatique favorable à Rabat. Le 31 octobre dernier, le Conseil de sécurité de l’ONU a adopté la résolution 2797, soutenant clairement le plan d’autonomie marocain comme la solution politique réaliste au différend régional, isolant ainsi le Polisario et affaiblissant les positions d’Alger.
Par ailleurs, une récente révision de l’accord agricole Maroc–UE a confirmé l’inclusion des provinces du Sud dans le cadre préférentiel européen, consolidant l’approche unitaire du Royaume.
En Espagne, cette perspective a été saluée par le ministre de l’Agriculture, Luis Planas, qui a défendu l’importance stratégique du protocole halieutique, qualifié de « plus précieux diplomatiquement ». L’accord, rappelons-le, permettait à des navires de Galice, d’Andalousie et des Canaries d’exploiter durablement les eaux marocaines.
Un partenariat qui s’affirme malgré les pressions
En relançant les négociations, Bruxelles confirme la solidité et la pertinence de son partenariat avec Rabat. Cette dynamique illustre la confiance mutuelle et l’importance du Maroc dans la politique africaine et méditerranéenne de l’Union. Malgré les tentatives d’obstruction du Polisario et d’Alger, le cap reste clair : un partenariat euro-marocain tourné vers la stabilité, la prospérité et le développement partagé.
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