L’UM6P : Chef de file d’une Afrique du savoir en marche
LA VÉRITÉ
C’est à Rabat, sur le campus de l’UM6P, que les universités africaines ont renoué avec l’histoire pour se projeter dans l’avenir. Près de soixante ans après sa création dans la capitale marocaine, l’Association des universités africaines a choisi le Royaume pour structurer un front commun face aux défis de la souveraineté éducative, de l’innovation et du développement durable.
Dans une ambiance empreinte d’élégance et de rigueur académique, la 16e conférence quadriennale de l’Association des universités africaines s’est ouverte le 21 juillet sur le campus de l’Université Mohammed VI Polytechnique (UM6P) à Rabat. Pendant plusieurs jours, près de 500 délégués venus des quatre coins du continent se sont rassemblés dans ce haut lieu du savoir pour réfléchir ensemble à l’avenir de l’enseignement supérieur en Afrique. De la Namibie au Ghana, du Nigeria au Cap-Vert, c’est toute la cartographie universitaire africaine qui a pris part à cet événement stratégique.
Le choix du Maroc n’est pas anodin. C’est ici même, à Rabat, que l’AUA avait vu le jour en 1967, à l’initiative de l’UNESCO et des universités pionnières du continent. Presque six décennies plus tard, le Royaume renoue avec cette histoire en lui donnant une nouvelle dimension. Sous l’impulsion de l’UM6P, adossée au Groupe OCP, le pays s’affirme désormais comme un hub intellectuel africain, tourné vers l’innovation, la transition verte, l’agriculture durable et la souveraineté des savoirs.
L’ouverture de la conférence a été marquée par des échanges denses, des séances plénières de haut niveau et des rencontres bilatérales visant à renforcer les synergies régionales. Au cœur des discussions : l’intégration des systèmes éducatifs africains, la mutualisation des ressources humaines et technologiques, l’adaptation des formations aux enjeux du climat, de la santé et du numérique, et la montée en puissance de l’Afrique dans les classements académiques internationaux.
L’UM6P, qui héberge le centre Africa Initiative et multiplie les collaborations Sud–Sud, a été saluée pour son rôle de catalyseur. Son président, Hicham El Habti, a insisté sur la nécessité de “construire un modèle africain d’excellence académique, fondé sur nos réalités, nos talents, et notre ambition partagée de transformation”. Un message qui a trouvé écho chez les recteurs et présidents d’universités venus partager leurs expériences et poser les jalons d’une coopération plus fluide, plus efficace, plus solidaire.
Par-delà les discours, c’est aussi une dynamique de terrain qui s’est exprimée à Rabat. Équipements partagés, mobilité des chercheurs, plateformes de recherche communes, co-diplômes, formations croisées : autant d’outils concrets évoqués pour faire émerger un espace africain du savoir, interconnecté, agile et résilient.
En accueillant cette conférence continentale, le Maroc ne s’est pas contenté de rouvrir une page d’histoire. Il l’a prolongée. Il l’a modernisée. Et, par l’UM6P, il a envoyé un signal clair : celui d’un Royaume qui croit à la puissance du savoir pour bâtir l’Afrique de demain.
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