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L’excellence journalistique célébrée : Le Grand Prix national de la presse révèle son prestigieux palmarès

Rabat, théâtre de la 23e édition du Grand Prix national de la presse, consacre l’excellence et la diversité du journalisme national. Le jury, présidé par Fatima Zahra Ouriaghli, honore 156 œuvres en lice et salue le professionnalisme des lauréats, des figures emblématiques aux talents émergents de la presse écrite, radio, TV et électronique. Entre hommages posthumes et reconnaissance internationale, l'événement appelle à l'évolution de la profession avec la proposition de créer des prix spécialisés pour le journalisme sportif et l’art du dialogue public.

LA VÉRITÉ


Dans une atmosphère empreinte de solennité et de reconnaissance professionnelle, Rabat est devenue, le lundi 17 novembre 2025 au soir, l’épicentre de l’excellence médiatique nationale. La 23e édition du Grand Prix national de la presse a dévoilé son prestigieux palmarès, honorant les voix, les regards et les plumes qui façonnent et informent le paysage de l’information. Cette cérémonie fastueuse s’est tenue en présence d’éminentes personnalités, attestant de l’importance capitale accordée à la profession journalistique. Parmi les convives figuraient notamment le ministre de la Jeunesse, de la Culture et de la Communication, Mohamed Mehdi Bensaid, ainsi que le président de la Cour constitutionnelle, Mohamed Amine Benabdellah, accompagnés de figures influentes issues du monde de la littérature et des médias.

 

Consécration des piliers du métier

L’événement a débuté par un hommage appuyé aux figures emblématiques de la profession. Le prix honorifique, dont la vocation est de saluer une personnalité des médias ayant œuvré significativement à l’évolution du paysage médiatique national et à la consécration des nobles principes du métier, a été attribué ex-æquo à deux personnalités. D’une part, Naïm Kamal, journaliste et directeur de publication de « Quid.ma », a vu sa carrière récompensée. D’autre part, un hommage posthume a été rendu au défunt Said El Jadidi, qui fut un journaliste respecté au desk espagnol de la SNRT.

Par ailleurs, l’éclat du journalisme marocain au-delà des frontières n’a pas été omis de cette reconnaissance institutionnelle. Le prix honorifique dédié aux journalistes marocains œuvrant pour des organes de presse étrangers a été décerné conjointement au journaliste de la chaîne beIN Sports, Jawad Badda, et à Fatima Zahra Bouaziz, correspondante de l’Agence de presse espagnole (EFE) au Maroc.

 

La diversité des enquêtes et des reportages

L’analyse du palmarès de cette édition démontre une richesse thématique et une profondeur d’approche particulièrement notables dans les différentes catégories de production journalistique. En ce qui concerne le journalisme d’investigation, les honneurs sont revenus aux journalistes de 2M, Asma Aïnoun et Zakaria Dhalfi, pour leur travail intitulé « Programme Moukhtafoun : l’affaire Marouane Al-Mokaddem ».

Quant aux formats audiovisuels, le prix de la télévision a été remporté ex-æquo par deux productions. Abdellah Jaafari de Medi1 TV a été distingué pour son reportage sur l’Académie Mohammed VI de football. De même, Younes El Bdiwi, journaliste à la Chaîne culturelle (SNRT), a été primé pour son éclairage sur le Waqf scientifique au Maroc. S’agissant du prix de la radio, il a été décerné ex-æquo à deux journalistes de « Alidaa Alwatania ». Nabila Qamimi a été récompensée pour son reportage portant sur l’épopée de la Marche verte, tandis que Mounia Arshi a été distinguée pour son travail sur les propositions de réforme du Code de la famille.

Dans la presse écrite, le prix est revenu à Nabila Bakas du journal Le Matin pour un article percutant intitulé « Les hôpitaux publics… quand les agents de sécurité dictent leur loi ». En outre, la presse électronique a vu Khadija Alimoussa de TelQuel Arabi primée pour son article documentant l’enrôlement des enfants à Tindouf.

 

Le reflet des territoires et des cultures

Cette 23e édition a mis en lumière l’importance accordée aux sujets culturels, régionaux et identitaires, soulignant l’ancrage territorial du journalisme marocain. Le prix de la production journalistique amazighe a été attribué ex-æquo à Ibrahim Ishwi, journaliste à la Radio amazighe, pour son reportage intitulé « Tada… quand la coutume tribale amazighe devance le droit international dans la résolution des conflits ». Fadwa Amghar, de la même Radio, a également remporté ce prix pour son travail sur « La récolte des moules dans la province de Tiznit ».

Par ailleurs, la culture et l’espace sahraoui hassani ont été mis à l’honneur. Le prix correspondant a été octroyé à Cheikh Maâ El-Ainine de Radio Laâyoune pour son reportage sur l’autoroute Tiznit-Dakhla, ainsi qu’à Ghali Karhi de la Chaine Laâyoune pour son reportage consacré aux chevaux à Oued-noun. Finalement, le journalisme de proximité a été reconnu par le prix de la presse régionale, décerné à Hafedh Malain du site d’information Laâyoune Now, pour son reportage intitulé « La Glorieuse Marche verte, un demi-siècle de fidélité ». Quant au prix de la photographie, il a été remis à Abdelmajid Bziouat de L’Économiste, pour son travail « M’hamid el Ghizlan… temple du patrimoine nomade ». Il est cependant notable que le Prix de la catégorie caricature n’a pas été décerné cette année.

 

Recommandations du jury pour l’avenir de la profession

L’évaluation des œuvres soumises, qui s’élevaient au nombre de 156, a permis à la présidente du jury, Fatima Zahra Ouriaghli, de souligner la qualité exceptionnelle des candidatures. Elle s’est félicitée du niveau relevé, affirmant que « la diversité et la qualité des œuvres qui étaient en lice, traduisent le professionnalisme des journalistes marocains et leur engagement à informer avec fiabilité et responsabilité l’opinion publique ».

En outre, le jury, composé d’éminents membres tels que Mohammed Taoufik Ennassiri, Mouhsine Bountaj et Sanae Rahimi, a formulé des recommandations concrètes pour l’évolution future du Grand Prix. C’est pourquoi il a été suggéré de créer un prix spécifiquement dédié à la présentation et au dialogue, reconnaissant ces domaines comme un travail professionnel à part entière contribuant à la dynamisation du débat public. De même, afin de valoriser la créativité dans ce secteur et de consolider la culture sportive nationale, l’institution d’un prix spécial pour le journalisme sportif a été proposée. Enfin, dans le but de mieux motiver les journalistes et d’élargir la reconnaissance, Mme Ouriaghli a proposé de revoir la structure du Grand Prix en instaurant des récompenses pour la deuxième et la troisième places.

 

Cette 23e édition du Grand Prix national de la presse, tenue à Rabat, a non seulement célébré l’excellence des lauréats dans des domaines aussi variés que l’investigation, la culture régionale et le reportage d’actualité, mais elle a également rendu un hommage mérité à des figures marquantes du paysage médiatique. Les nombreuses distinctions et la qualité des 156 œuvres soumises témoignent d’une vitalité et d’un professionnalisme inébranlables au sein de la presse marocaine.


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