[ after header ] [ Mobile ]

[ after header ] [ Mobile ]

L’ex-chef de la diplomatie élu à la tête du patronat


L’ancien ministre des Affaires étrangères et patron du Rassemblement national des indépendants Salaheddine Mezouar a été élu mardi 22 mai à la tête du patronat au terme d’une campagne très disputée. Ce politicien de carrière succède à Miriem Bensalah Chaqroun, première femme élue à ce poste et administratrice au sein de Holmarcom, un des principaux groupes industriels du royaume.

Le nouveau président de la Confédération générale des entreprises du Maroc (CGEM), Salaheddine Mezouar, a réitéré, mardi à Casablanca, sa promesses électorale de mettre en place une organisation patronale « inclusive » et d’en changer les statuts.

M. Mezouar, 65 ans, a obtenu 5.173 voix, contre 1.432 voix à son rival Hakim Marrakchi, un entrepreneur, lors de l’assemblée générale élective de la Confédération générale des entreprises du Maroc (CGEM) à Casablanca, diffusée en direct sur les réseaux sociaux.

Juste après l’Assemblée générale élective qui l’a propulsé aux commandes du patronat, l’ancien ministre des Affaires étrangères a plaidé, à nouveau, pour « une Confédération représentative, inclusive et adaptée aux ambitions ».

M. Mezouar a salué « le fort engagement des représentations de la confédération au niveau régional » pour cette élection, soulignant que l’objectif majeur de son mandat (2018-2021) est de « renforcer la représentativité de l’organisation patronale à travers une réforme des statuts, un conseil des régions et une décentralisation des commissions ».

Le nouveau président de la CGEM a, d’autre part, promis de ne ménager aucun effort, en compagnie de son colistier Fayçal Mekouar, pour « s’acquitter convenablement de leur mission consistant à accompagner le processus de développement lancé ces dernières années dans le Royaume et à répondre aux aspirations du secteur privé national ».

Après avoir rendu hommage à son prédécesseur Miriem Bensaleh Cheqroun, première femme à diriger la CGEM à partir de 2012, il a inscrit sa démarche « dans la continuité des efforts consentis pour une Confédération forte et efficace », avec une attention particulière à la promotion des TPE et des PME en trouvant des solutions aux problèmes de financement, de délais de paiement et de remboursement de la TVA.

Mezouar veut relancer la confiance des entreprises et l’investissement domestique. « Je suis porteur d’un programme très ambitieux mais en même temps réaliste qui vise en priorité à relancer la confiance des entreprises et l’investissement domestique », a affirmé Mezouar.

Mezouar propose notamment la mise en place d’un « Fonds de garantie » des besoins en fond de roulement des entreprises, « un moyen peu coûteux pour l’Etat et qui a été toujours utilisé par le passé pour stimuler la confiance de l’entreprise et lui apporter une bouffée d’oxygène pour fonctionner ».

L’objectif de son programme est également d’accompagner les entités économiques les plus fragiles qui « souffrent relativement et qui ont besoin d’outils et de mesures leur permettant de retrouver l’énergie pour continuer à se développer et aussi celles qui ont de l’ambition et qui sont en train de croître », note Mezouar. Sur les 6.635 voix exprimées, le nouveau patron des patrons a obtenu 5.173 voix, contre 1.432 voix à son rival Hakim Marrakchi avec un taux de participation de 77,96%.

Né en 1953 à Meknès, Mezouar a occupé le poste de chef de la diplomatie marocaine et ancien président de l’Association marocaine des industries du textile et de l’habillement (AMITH).

Il a également été, pendant plusieurs années, président du Rassemblement National des Indépendants (RNI), avant de laisser place à l’actuel ministre de l’Agriculture, de la Pêche Maritime, du Développement Rural et des Eaux et Forêts, Aziz Akhannouch.

Selon le statut de la Confédération, le Président est élu par l’assemblée générale élective et ce pour une durée qui ne peut excéder trois années.

Le mandat du Président prend fin à l’issue de la réunion de l’assemblée générale ordinaire appelée à statuer sur les comptes du dernier exercice écoulé et tenue dans l’année au cours de laquelle expire ledit mandat.


À lire aussi
commentaires
Loading...
[ Footer Ads ] [ Desktop ]

[ Footer Ads ] [ Desktop ]