Take a fresh look at your lifestyle.

Lever de rideau sur le 27è Festival du cinéma méditerranéen de Tétouan

LA VÉRITÉ / MAP


Le rideau a été levé, vendredi soir au théâtre Español, sur la 27ème édition du Festival du cinéma méditerranéen de Tétouan (FCMT), placée sous le Haut Patronage de SM le Roi Mohammed VI.

La cérémonie d’ouverture de cette édition, organisée par la Fondation du Festival, en partenariat avec le ministère de la Jeunesse, de la culture et de la communication, la province de Tétouan, le Conseil de la région Tanger-Tétouan-Al Hoceima, la commune de Tétouan et d’autres partenaires, a été marquée par un vibrant hommage rendu à l’actrice franco-belge Déborah François, à l’acteur espagnol Alex Brendemühl et au réalisateur marocain Nour-Eddine Lakhmari. Intervenant à cette occasion, le ministre de la Jeunesse, de la culture et de la communication, Mohamed Mehdi Bensaid, a souligné que ce Festival reflète l’ouverture du Maroc sur son environnement méditerranéen, et incarne l’importance de la dimension culturelle, dans un contexte national marqué par le nouveau modèle de développement, qui place la culture comme axe stratégique, et un contexte régional marqué par les relations bilatérales et multilatérales solides qu’entretient le Maroc avec les pays de la Méditerranée.

Dans une allocution lue en son nom par le secrétaire général du département de la Communication, Mustapha Taimi, M. Bensaid a indiqué que cette édition ne se limite pas à la reprise de l’activité cinématographique à Tétouan, après une interruption liée à la pandémie de la Covid-19, mais renvoie à la symbolique et la valeur artistique singulière de cet événement international sur la scène méditerranéenne, puisqu’il a contribué, depuis des années, à enrichir le débat cinématographique méditerranéen.

Le ministre a, à cet égard, fait savoir que le cinéma est devenu aujourd’hui l’un des moyens les plus importants de faire connaître et de commercialiser la culture des sociétés auprès du public mondial, et un marché important qui créé des emplois pour les jeunes qualifiés dans l’industrie cinématographique et audiovisuelle, et attire des investissements étrangers, en termes de production, de promotion et de rayonnement, ce qui confirme que le cinéma n’est pas seulement un domaine culturel, mais aussi un pilier fondamental de l’économie de la culture.

Il a également fait observer que le Maroc a augmenté cette année le montant du soutien financier attribué à la production des œuvres cinématographiques et audiovisuelles étrangères tournées sur son territoire de 20 à 30%.

Pour sa part, le président du conseil régional, Omar Mourou, a affirmé que Tétouan, en accueillant cet événement cinématographique, peut devenir une destination de tourisme culture, ce qui permettra de promouvoir l’animation culturelle de la ville et renforcer son ouverture sur les différentes expressions artistiques du monde entier.

Cette cérémonie a été marquée par la présentation du jury du long métrage fiction, présidé par le réalisateur ivoirien, Jacques Trabi, et composé de la réalisatrice et actrice espagnole Mabel Lozano, le romancier et critique de cinéma marocain, Mohamed Laroussi, et l’artiste-peintre marocain, Mohamed El Baz.

A cela s’ajoutent les membres du jury de la Critique, présidé par l’écrivaine et critique égyptienne, Amal El Gamal, et composé de la chercheuse et scénariste marocaine, Laila Charadi, spécialiste du cinéma maghrébin, l’écrivain et critique marocain, Adel Sammar, et du vice-président de l’Association des scénaristes d’Andalousie, Miguel Angel Parra.

Le jury de la Compétition Film Documentaire est, quant à lui, présidé par la réalisatrice française, Marion Stalens, et comprend la réalisatrice française, Fanny Aubert Malaurie, la critique marocaine, Nadia Miftah, et le cinéaste tunisien, Fathi Kharrat.

Il est à noter que douze longs métrages, produits en 2021, sont en lice pour les prix de cette édition, dont celui de la Critique qui porte le nom de l’écrivain et critique de cinéma marocain, feu Mustafa Mesnaoui.

Les films en lice pour la compétition longs métrages fiction sont “Abou Seddam” du réalisateur égyptien, Nadine Khan, “Algharib” du syrien, Ameer Fakher Eddin, “Destello Bravio” de la réalisatrice espagnole, Ainhoa Rodriguez, “Keer” du metteur en scène turc, Tayfun Pirselimoilu, “La mer devant” du libanais, Ely Dagher, et “Habiba” du réalisateur marocain, Hassan Benjelloun, a précisé la Fondation dans un communiqué.

A cela s’ajoutent les films “Le monde après nous” du français, Louda Ben Salah Cazanas, “Lune bleue” de la réalisatrice roumaine, Alina Grigore, “Gadeha, une seconde vie” du tunisien, Anis Lassoued, “Petit corps” de l’italienne, Laura Samani, “Salon Houda” de l’égyptien, Hany Abu-Assad et “Vera rêve de la mer” de la réalisatrice kosovarde, Kaltrina Krasniqi.

Pour la compétition documentaires, les films au programme sont “La mesure des choses” du belge Patrick Jean, “Beyrouth, l’oeil du cyclone” de la palestinienne Mai Masri, “Seis dias corrientes” de l’espagnole Neus Ballus, “Iles”, co-réalisé par Karine de Villers (réalisatrice d’origine équatorienne) et Mario Brenta d’Italie, “Captain’s of Za’atari” de l’égyptien Ali El Arabi, “La carte postale” de la marocaine Asmae El Moudir, “Paquet d’été” du marocain Ballal Salem et “Nous” de la réalisatrice française d’origine sénégalaise, Alice Diop.

Hors compétition, et dans la rubrique Coup de cœur, six films sont au programme, à savoir “L’automne des pommiers” du marocain Mohamed Moftaker, “Mediterraneo” de l’espagnol Marcel Barrena, “Costa Brava Lebanon” de la libanaise Mounia Aki, “Une librairie à Paris” de l’italien Sergio Castellito, “Zankat contact” du marocain Ismaël El Iraki et “4 saisons” (4 courts métrages) du marocain Imad Badi. Toujours hors compétition, dans la rubrique Carte Blanche et en collaboration avec la Féderation internationale de la presse cinématographique (FIPRESCI), quatre nouveaux films méditerranéens, récemment produits, seront présentés au public.

Il s’agit de “200 mètres” (produit en 2020) du palestinien Ameen Nayfek, “Le gardien de son frère” du turc Ferit Karahan, “Plumes” de l’égyptien Omar Zohairy et “Re Grancho” des ilaliens Alessio Rigo de Righi et Matteo Zopis, qui ont été produits en 2021.

Le programme culturel de cette édition, qui se poursuivra jusqu’au 17 juin, propose également deux colloques croisés sous les thèmes “Le cinéma à l’ère du numérique Médium, art et discours critique” et “Le patrimoine cinématographique à l’ère du numérique entre mémoire et oubli”.

Durant le festival, une série d’ateliers, de formations et de cours sur le cinéma seront aussi organisés au profit des élèves de plusieurs établissements de la ville de Tétouan, notamment ceux du milieu rural.


À lire aussi
commentaires
Loading...