[ after header ] [ Mobile ]

[ after header ] [ Mobile ]

L’Europe entame des pourparlers avec l’Iran

Trump fixe un délai de quinze jours

Par Yassine Andaloussi


Depuis plusieurs jours, le ciel du Moyen-Orient gronde. Des frappes israéliennes ont visé des sites sensibles en Iran, provoquant des morts parmi des scientifiques et des officiers militaires. En retour, Téhéran a lancé des missiles balistiques et des drones vers le territoire israélien. Une escalade brutale, qui ravive le spectre d’une guerre ouverte entre deux puissances régionales. Face à ce climat tendu, l’Europe tente de briser le cycle de la violence et de rouvrir la voie du dialogue, et surtout se réimposer sur la scène internationale.

C’est à Genève que se joue une partie délicate. Les ministres des Affaires étrangères de la France, de l’Allemagne et du Royaume-Uni, rejoints par la haute représentante de l’Union européenne, ont rencontré ce vendredi 20 juin, le chef de la diplomatie iranienne. Le timing est critique, le président américain Donald Trump a accordé une fenêtre de deux semaines aux négociations avant d’envisager une intervention militaire américaine.

L’objectif des Européens est double, c’est d’obtenir un arrêt immédiat des hostilités, et relancer un processus de contrôle sur le programme nucléaire iranien, en sommeil depuis l’échec de l’accord de Vienne. Mais la partie est loin d’être gagnée. L’Iran campe sur sa position, pas de dialogue tant que les frappes israéliennes continuent. Dans le même temps, Téhéran laisse la porte entrouverte à une médiation européenne, signe que la pression internationale commence à faire effet.

Les diplomates européens savent qu’ils avancent sur une corde raide. Trop de fermeté risquerait de faire capoter les discussions. Trop de souplesse, et c’est la crédibilité du bloc européen qui s’effondre. En coulisse, l’Allemagne insiste pour que l’Iran montre patte blanche sur l’enrichissement d’uranium. Mais à quoi bon parler de nucléaire si les missiles volent encore au-dessus des villes ?

Côté américain, Trump souffle le chaud et le froid. Il brandit la menace d’une frappe massive tout en appelant à laisser sa chance à la diplomatie. Deux semaines. Pas un jour de plus.

Le monde retient son souffle. À Genève, la diplomatie européenne joue ses dernières cartes pour éviter l’irréparable. Si les armes ne se taisent pas rapidement, la région pourrait basculer dans une guerre incontrôlable. Il ne reste que peu de temps, et peu d’espace pour l’erreur. La paix est suspendue à un fil, entre missiles et mots.


À lire aussi
commentaires
Loading...
[ Footer Ads ] [ Desktop ]

[ Footer Ads ] [ Desktop ]