Les universitaires lancent une grève préventive contre la réforme
Le projet de loi 59.24 sur l’enseignement supérieur suscite une vive contestation à l’approche de la rentrée
LA VÉRITÉ
Dès l’annonce officielle, le Syndicat national de l’enseignement supérieur (SNE-Sup) a confirmé une grève préventive de 24 heures, prévue le 17 septembre 2025. Cette décision intervient dans un climat tendu, marqué par l’adoption du projet de loi 59.24 relatif à la réforme de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique.
Ainsi, le SNE-Sup a décidé cette mobilisation lors d’une réunion syndicale, considérant que le texte menace les acquis de la communauté universitaire. Les enseignants annoncent également d’autres formes de protestation, allant des sit-in aux marches, sans exclure le gel des mandats dans les instances élues. Le syndicat affirme toutefois son attachement à garantir un encadrement pédagogique conforme aux standards en vigueur, afin d’éviter une paralysie totale du système universitai.
Par ailleurs, le Conseil de gouvernement a approuvé ce projet de loi le 28 août dernier. Plusieurs universités appliquent déjà certaines de ses dispositions en vue de la rentrée 2025/2026. Cependant, des points sensibles suscitent de fortes critiques, notamment sur la gouvernance, la gestion des carrières et l’autonomie académique. Ces débats mettent en lumière les inquiétudes d’une partie de la communauté éducative, qui craint une perte de visibilité et de stabilité institutionnelle.
En outre, les étudiants se montrent également préoccupés par cette réforme. Plusieurs associations étudiantes menacent d’organiser des grèves ou des actions collectives en signe de solidarité avec leurs professeurs. Cette convergence des revendications pourrait accentuer la pression sur le gouvernement et transformer la rentrée universitaire en véritable épreuve sociale.
En définitive, la rentrée 2025 s’annonce difficile pour l’université marocaine. La grève du 17 septembre marque le premier acte visible d’une opposition structurée qui réunit enseignants et étudiants contre la réforme. Si le dialogue ne s’ouvre pas rapidement, la contestation pourrait s’amplifier et retarder la mise en œuvre des changements prévus par le projet de loi 59.24.
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