Les professeurs développent une addiction pour la clinique privée
Ce n’est pas la première fois que le ministère de la Santé veut encadrer le TPA (temps plein aménagé), une mesure réglementaire qui autorise les professeurs des facultés de médecine d’offrir des prestations dans des cliniques privées à raison de deux demi-journées par semaine pour arrondir leurs fins de mois.
La mesure, intégrée à la loi sur l’exercice de la médecine, avait pour objectif d’inciter les professeurs de médecine à continuer d’exercer dans le secteur public en améliorant leurs revenus via des interventions dans le privé deux demi-journées par semaine. Sauf que cet avantage était limité pour une période de cinq ans… en attendant l’ouverture de cliniques intégrées aux CHU. Elle est devenue une règle. Le Syndicat national des médecins du secteur libéral dénonce avec vigueur un projet de décret visant à réglementer le travail des professeurs dans les cliniques privées et qui consacre un exercice illégal de la médecine et instaure l’anarchie dans le secteur de la santé ». Il s’inquiète également pour la qualité de formation et d’encadrement des futurs médecins et de l’offre de soins finale.
Suivez les dernières actualités de Laverite sur Google news