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Les phosphates propulsent les exportations marocaines à des sommets inédits en 2025

Alors que l'industrie automobile marque le pas, le géant minier et l'aéronautique affichent une santé de fer, consolidant la résilience de la balance commerciale du Royaume à fin octobre

LA VÉRITÉ


Les chiffres viennent de tomber et ils confirment une tendance lourde pour l’économie nationale. L’Office des Changes a publié, ce vendredi, ses indicateurs mensuels des échanges extérieurs. Le constat est sans appel : le secteur des phosphates et dérivés joue plus que jamais son rôle de locomotive. À fin octobre 2025, cette filière stratégique a généré un chiffre d’affaires à l’export de près de 80,6 milliards de dirhams (MMDH).

Une croissance à deux chiffres pour l’or blanc

Cette performance remarquable traduit une hausse de 16,7 % par rapport à la même période de l’année précédente. L’Office des Changes détaille cette dynamique vertueuse. Elle résulte d’une progression généralisée sur l’ensemble de la chaîne de valeur.

Premièrement, les ventes de phosphates bruts ont littéralement bondi de 33,9 %. Ensuite, l’industrie de transformation suit cette cadence effrénée. Les exportations d’engrais naturels et chimiques progressent de 15,5 %, confirmant la position du Maroc comme garant de la sécurité alimentaire mondiale. Enfin, l’acide phosphorique n’est pas en reste, affichant une croissance solide de 12,8 %. Ces résultats valident la stratégie industrielle du Groupe OCP, qui parvient à maximiser la valeur ajoutée locale.

L’aéronautique maintient son altitude de croisière

Parallèlement au secteur minier, l’industrie aéronautique continue de faire la fierté du « Made in Morocco ». Le secteur a amélioré ses exportations de 8,3 %. Le carnet de commandes se remplit, générant plus de 23,65 MMDH de recettes.

Cette embellie profite à deux segments clés. D’une part, le système d’interconnexion de câblage électrique (EWIS), véritable nerf de la guerre des avions modernes, progresse de 8,4 %. D’autre part, le segment de l’assemblage affiche une hausse identique de 8,4 %. Ces indicateurs prouvent que la base industrielle marocaine monte en gamme et gagne en compétitivité sur l’échiquier mondial.

L’agriculture résiste, l’automobile trébuche

Le tableau économique présente toutefois des contrastes saisissants. Le secteur « Agriculture et Agro-alimentaire » fait preuve de résilience. Il atteint 71,31 MMDH d’exportations, soit une légère hausse de 1,1 %. Cette stabilité doit beaucoup à la performance du segment « Agriculture, Sylviculture et Chasse », qui tire son épingle du jeu avec une progression de 7,3 %, compensant ainsi d’autres sous-secteurs moins dynamiques.

Cependant, d’autres piliers traditionnels de l’export marocain traversent une zone de turbulences. Le bulletin de l’Office des Changes révèle un recul inattendu pour le secteur de l’Automobile, longtemps premier exportateur du Royaume. Ses ventes à l’étranger se contractent de 3,1 %.

De même, le secteur du Textile et Cuir peine à retrouver son souffle, enregistrant une baisse de 3,9 %. Enfin, la chute la plus marquée concerne le secteur « Électronique et Électricité », qui dévisse de 8,6 %. Ces replis invitent les décideurs à une vigilance accrue, bien que la diversification de l’économie marocaine permette aujourd’hui de compenser ces baisses sectorielles par la surperformance des phosphates et de l’aéronautique.


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