Les favoris s’imposent dans la douleur : Le choc Égypte-Afrique du Sud, déjà décisif, est lancé !
Le Groupe B de la CAN 2025 a livré son verdict initial, l'Égypte et l'Afrique du Sud arrachent deux victoires laborieuses sur le même score de 2-1, confirmant la dureté du "groupe de la mort". Sauvé in extremis par un but de Mohamed Salah dans le temps additionnel (90+1), l'Égypte a évité un "couac d'entrée" face à un Zimbabwe combatif, rejoignant ainsi les Bafana Bafana qui ont dominé l'Angola dans un "duel serré". Les deux vainqueurs, en tête du classement avec trois points, se donnent rendez-vous dès vendredi pour un choc décisif à Agadir.
Par Mohammed Taoufiq Bennani
L’Afrique, continent des émotions footballistiques les plus intenses, a vibré au rythme du « Groupe de la mort » lors de l’entrée en lice de ses prétendants à la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) 2025, lundi 22 décembre 2025, au Maroc. Entre Agadir et Marrakech, la première journée du Groupe B a livré son verdict, une double victoire arrachée sur le score implacable de 2 buts à 1 pour les favoris. Ces rencontres, caractérisées par l’âpreté et les rebondissements dramatiques, ont immédiatement établi la norme d’une compétition où la moindre erreur se paie au prix fort, captivant l’attention du monde médiatique.
Le périlleux réveil des Pharaons
L’affiche opposant l’Égypte, septuple championne d’Afrique et figure emblématique du tournoi, au modeste Zimbabwe au stade Adrar d’Agadir, fut un véritable supplice pour les supporters des Pharaons. Longtemps acculés et frappés par une étonnante maladresse offensive, les Égyptiens ont frôlé la terrible désillusion, malgré une domination territoriale notoire.

En effet, profitant de la porosité de la défense égyptienne, les Warriors zimbabwéens, faisant preuve d’un esprit combatif remarquable dès la première minute, ont puni leur adversaire à la 20e minute par l’entremise de Prince Dube. Face à la tempête et aux tentatives égyptiennes débridées, le gardien zimbabwéen, Washington Arubi, s’est dressé en muraille, se montrant héroïque jusqu’alors et impérial dans la tempête. L’entraîneur égyptien, Hossam Hassan, n’a d’ailleurs pas caché sa fureur, procédant à un remplacement précoce dès la 34e minute. Le salut est finalement venu en deux temps, tel un éclair dans la nuit. D’abord par l’égalisation d’Omar Marmoush, attaquant de Manchester City, à la 63e minute, puis par l’inévitable superstar Mohamed Salah, capitaine des Pharaons. L’attaquant de Liverpool a délivré les siens dans le temps additionnel (90+1), évitant un couac d’entrée. Malgré la difficulté de cette victoire à l’arraché, Hossam Hassan a souligné que « Le premier match est toujours le plus difficile », rappelant surtout que « L’essentiel dans une compétition est d’arracher les trois points ».
L’Afrique du Sud assoit sa domination tactique
Plus tôt dans la journée, le Grand Stade de Marrakech a été le théâtre d’un duel serré, mais stratégiquement maîtrisé par l’Afrique du Sud face à l’Angola. Ce match, joué sur un tempo élevé, a vu les Bafana Bafana prendre l’avantage par Oswin Appollis à la 20e minute, suite à une passe décisive de Lyle Foster.

L’Angola, malgré son organisation en 3-5-2 et sa discipline défensive, a su riposter grâce à Manuel Luís da Silva Cafumana, surnommé « Show », égalisant à la 35e minute. Cependant, la domination sud-africaine s’est accentuée en seconde période. Tshepang Moremi, entré à la pause, a incarné la stratégie efficace des Sud-Africains en concrétisant une contre-attaque rapide d’une frappe du pied gauche à la 51e minute. Malgré les tentatives désespérées des Angolais en fin de rencontre, l’avance fut préservée, consolidant ainsi un premier succès crucial. Pour le sélectionneur Hugo Broos, cette victoire constitue « un premier pas vers la construction d’une dynamique gagnante avant le Mondial 2026 ».
L’Antithèse des trois points
À l’issue de cette première journée, le Groupe B a justifié son épithète de « groupe de la mort ». Les deux rencontres se sont soldées par le même score de 2-1, témoignant de l’équilibre des forces et de l’absence de matchs faciles dans les compétitions africaines. Cette parité dans la difficulté a propulsé l’Égypte et l’Afrique du Sud en tête du classement, chacune avec trois points engrangés. Tandis que l’Angola et le Zimbabwe, battus malgré leur résistance, se retrouvent sous une pression existentielle. Le gardien angolais, Hugo Marques, a d’ailleurs reconnu la supériorité de l’adversaire, tout en promettant : « Nous allons analyser ce match et nous préparer pour le prochain rendez-vous afin de rebondir dans ce groupe ». La qualité des joueurs égyptiens, portée par l’expérience, a finalement fait la différence en seconde période, tandis que la supériorité collective et technique de l’Afrique du Sud lui a permis de s’imposer.
Le choc fratricide à l’horizon
Cette entame de compétition, riche en enseignements et en suspense, pose les jalons d’un premier tour qui s’annonce très serré. Dès vendredi, l’échiquier du Groupe B sera profondément remanié. L’Angola et le Zimbabwe, dos au mur, s’affronteront pour tenter de sauver leur parcours. Cependant, tous les regards seront braqués sur le choc au sommet, l’Égypte sera opposée à l’Afrique du Sud. Ce duel fratricide à Agadir verra les deux leaders s’affronter pour la position de chef de file. Les Pharaons devront montrer un tout autre visage s’ils veulent confirmer leur statut de favoris face à des Bafana Bafana désireux de consolider leur position de leader. Le match promet une confrontation tactique de haute volée.
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