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Les barrages dépassent 61 % de remplissage grâce à des apports hydriques exceptionnels

Les réserves nationales franchissent le seuil des 10 milliards de m³ après une saison pluviométrique record

LA VÉRITÉ


Les retenues des barrages du Royaume enregistrent une amélioration hydrique majeure. À la fin du mois de janvier, le volume global stocké dépasse les 10 milliards de mètres cubes, portant le taux national de remplissage à 61,3 %, contre seulement 27,6 % à la même période en 2025. Cette progression spectaculaire, estimée à plus de 120 % en glissement annuel, résulte directement des fortes précipitations observées depuis le début de la saison hydrologique.

Des apports significatifs dans les grands barrages structurants

D’une part, plusieurs barrages stratégiques ont capté des volumes importants au cours des dernières semaines. Le barrage Al Wahda, pilier du bassin du Sebou, a reçu près de 165 millions de m³, atteignant un taux de remplissage de 90,9 %. Le barrage Idriss Ier a engrangé 28 millions de m³ supplémentaires, portant son niveau à 65,1 %. De son côté, Dar Khrofa affiche près de 60 % de remplissage après des apports de 25,9 millions de m³, tandis que le barrage Mohammed V frôle la saturation avec 89,7 % de sa capacité.

Par ailleurs, dans le Moyen Atlas, le barrage Bin El Ouidane a enregistré une hausse de 14,2 millions de m³, atteignant 42,3 %. En revanche, le barrage Al Massira, situé dans la province de Settat, demeure plus modérément rempli avec 14,8 %, malgré une augmentation récente de 11,4 millions de m³.

Une dynamique régionale contrastée mais globalement positive

D’autre part, l’analyse par bassins hydrauliques confirme une nette avance des régions du Nord. Le bassin du Sebou atteint 81 % de remplissage, avec plus de 4,5 milliards de m³ stockés, tandis que Loukkos approche 80 %, soutenu par plusieurs barrages arrivés à pleine capacité. Le bassin du Bouregreg se distingue également avec un taux exceptionnel de 94,9 %, garantissant une sécurité hydrique renforcée pour l’axe Rabat-Casablanca.

En revanche, les bassins du Centre et de l’Oriental, notamment Oum Er-Rbia et la Moulouya, affichent respectivement 33,2 % et 50,7 %, traduisant une amélioration réelle mais encore insuffisante au regard des besoins structurels. Enfin, dans les zones méridionales, Souss-Massa, Guir-Ziz-Ghéris et Drâa-Oued Noun montrent des signes encourageants de reconstitution progressive, malgré un contexte climatique historiquement contraignant.

Une fenêtre stratégique pour la gestion de l’eau

Ainsi, cette reprise hydrique offre au Maroc une marge de manœuvre précieuse pour sécuriser l’approvisionnement en eau potable, soutenir l’agriculture irriguée et reconstituer les nappes phréatiques. Toutefois, cette amélioration conjoncturelle ne saurait occulter l’impératif d’une gestion rigoureuse et durable de la ressource, dans un pays structurellement exposé au stress hydrique et aux aléas climatiques.


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