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Les alliés de Zelensky expriment leurs réserves au G20 face au plan Trump

Ils estiment que les concessions proposées affaibliraient durablement Kyiv face à Moscou

LA VÉRITÉ


À Johannesburg, où se tient la réunion du G20 consacrée à la « Solidarité, l’égalité et la durabilité », les discussions géopolitiques ont éclipsé les débats économiques prévus à l’agenda. En marge du sommet, les alliés du président ukrainien Volodymyr Zelensky se sont réunis pour examiner le projet de plan de paix de 28 points négocié entre les États-Unis et la Russie. Cette rencontre parallèle, convoquée par Antonio Costa, président du Conseil européen, intervient alors que Washington n’a envoyé aucun représentant officiel au G20, une absence inédite.

Une réunion urgente des partenaires de Kyiv

Ainsi, pendant près d’une heure, les représentants de la France, de l’Allemagne, du Royaume-Uni, de l’Italie, du Canada, du Japon, de la Norvège, de la Finlande, de l’Irlande, des Pays-Bas et de l’Espagne, entre autres, ont analysé les implications d’un texte jugé problématique. Les diplomaties européennes expliquent que des « efforts intenses » se déroulent autour de ce dossier sensible.

Selon le document, l’un des points les plus controversés accorderait à la Russie la reconnaissance de facto de la Crimée, de Donetsk et de Lougansk, même par les États-Unis. D’autres dispositions demanderaient à l’Ukraine de céder des régions de l’ouest du pays encore non occupées et de réduire ses forces armées à un maximum de 600 000 soldats. Les alliés estiment que ces limitations « laisseraient le pays vulnérable à de futures agressions ».

Coordination reforcée entre Européens et Kyiv

Parallèlement, Ursula von der Leyen et Antonio Costa ont tenu plusieurs échanges, notamment avec Zelensky et les dirigeants français et italiens, avant d’inviter les États les plus engagés auprès de l’Ukraine à cette discussion stratégique. Les Européens reconnaissent que le document américain contient « des éléments importants pour une paix durable », mais ils refusent tout arrangement « sur l’Ukraine sans l’Ukraine ».

L’Espagne, présente à Johannesburg, insiste sur la nécessité d’une solution « juste et durable ». Son ministre des Affaires étrangères, José Manuel Albares, a réaffirmé au chef de la diplomatie ukrainienne le soutien « ferme » de Madrid.

Kyiv rejette les concessions et met en garde

De son côté, Zelensky juge le texte inacceptable : il estime que l’Ukraine serait placée devant un choix impossible, entre « perdre sa dignité » ou risquer de « perdre un partenaire clé ». Pour Kyiv, la souveraineté, l’intégrité territoriale et la capacité à choisir ses alliances ne doivent faire l’objet d’aucune négociation. À l’ONU, la représentante ukrainienne a d’ailleurs rejeté toute limitation imposée à l’armée du pays.

En réaction, Donald Trump a assuré que Zelensky « devra approuver » le plan, affirmant avoir « une manière d’atteindre la paix ». Une déclaration qui a suscité de nouvelles inquiétudes parmi les partenaires européens, déterminés à préserver l’équilibre stratégique en Europe.

Un G20 sous forte tension géopolitique

Alors que les discussions sur la croissance durable devaient dominer le sommet, la guerre en Ukraine a de nouveau imposé son urgence. Les prochains jours devraient confirmer si les efforts diplomatiques peuvent converger vers une position commune qui respecte, selon les alliés, les principes fondamentaux du droit international.


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