[ after header ] [ Mobile ]

[ after header ] [ Mobile ]

Leila Benali annonce 40 à 60 jours de stocks de produits pétrolier

La commission ministérielle chargée du suivi des répercussions des tensions au Moyen-Orient s’est réunie sous la présidence du chef du gouvernement, Aziz Akhannouch, en présence de Leila Benali, ministre de la Transition énergétique et du Développement durable.

Yassine Andaloussi


Le Maroc dispose de stocks de produits pétroliers couvrant entre 40 et 60 jours, selon les produits, a affirmé Leila Benali à l’issue de la réunion. La ministre a assuré que le marché était approvisionné régulièrement et que la disponibilité des produits énergétiques faisait l’objet d’un suivi quotidien, en coordination avec les opérateurs du secteur. Le gasoil et le gaz butane, essentiels pour l’économie et les ménages, font partie des produits surveillés de près.
Cette assurance intervient alors que les automobilistes ont découvert, le 1er octobre, une nouvelle hausse à la pompe. Le litre de gasoil a augmenté de 0,85 dirham et celui de l’essence de 0,44 dirham. La hausse soulève une question légitime : si les réserves couvrent plusieurs semaines de consommation, pourquoi les prix augmentent-ils dès le début du mois ?
Le cours du Brent apporte un élément de contexte, mais ne suffit pas à expliquer cette évolution. Le baril est passé de 108,55 dollars le 15 septembre à 97,99 dollars le 30 septembre, puis à 97,14 dollars le 1er octobre. Le brut a donc reculé sur la période, tandis que les prix à la pompe marocains ont progressé.
La comparaison a toutefois ses limites : le prix du baril de brut n’est pas celui du gasoil ou de l’essence déjà raffinés. Les cotations internationales des produits raffinés, notamment celles de la zone Amsterdam-Rotterdam-Anvers, servent de référence aux achats des opérateurs marocains. Les délais de répercussion dépendent aussi de la fréquence des approvisionnements, des contrats d’achat et des niveaux de stocks.
Les stocks annoncés garantissent d’abord la continuité de l’approvisionnement. Ils ne signifient pas nécessairement que tout le carburant vendu a été acheté au même prix, ni que son coût reste figé pendant 40 à 60 jours. Les réserves se renouvellent et les achats récents peuvent être facturés selon des cotations qui évoluent indépendamment du Brent.
Mais cela ne répond pas entièrement à la question du consommateur. Pour comprendre la hausse du 1er octobre, il faudrait connaître l’évolution précise des cotations des produits raffinés, les dates d’achat et les coûts retenus par les distributeurs. La commission affirme suivre les stocks et les livraisons au quotidien ; rendre ces éléments plus accessibles aiderait aussi à comprendre comment les prix internationaux se répercutent à la pompe.


À lire aussi
commentaires
Loading...
[ Footer Ads ] [ Desktop ]

[ Footer Ads ] [ Desktop ]