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Législatives Maroc 2026 : Abdelouafi Laftit défend le quota féminin et l’intégrité du scrutin

Par Yassine Andaloussi


À l’approche des élections législatives de 2026, le Maroc se prépare à vivre un moment politique inédit marqué par une réorganisation institutionnelle et une volonté affirmée de renforcer la transparence du processus électoral. Le roi Mohammed VI a confié la supervision des élections non pas au chef du gouvernement, comme le veut la tradition depuis la Constitution de 2011, mais directement au ministre de l’Intérieur, Abdelouafi Laftit. Cette décision traduit la recherche d’une neutralité accrue, dans un contexte où le chef du gouvernement, Aziz Akhannouch, est engagé dans une tournée aux allures de campagne anticipée.

L’un des axes majeurs de la réforme préparée par le ministère de l’Intérieur concerne la promotion de la représentativité féminine. Le quota réservé aux femmes devrait être porté à un tiers des sièges de la Chambre des représentants, soit plus de 130 élues contre 96 aujourd’hui. Ce choix s’inscrit dans la continuité des efforts entrepris pour renforcer la participation des femmes à la vie politique et donner plus de visibilité à leur rôle au sein des institutions. L’enjeu est de traduire la dynamique sociétale vers une meilleure parité en une réalité parlementaire durable.

La question de la jeunesse, en revanche, reste en suspens. Après la suppression de la liste nationale des jeunes, le ministère n’a pas encore arrêté une nouvelle formule permettant de garantir une représentation digne des attentes de cette catégorie démographique, pourtant centrale dans l’avenir politique du pays. Ce point devrait animer les discussions entre l’Intérieur et les formations politiques.

Sur le plan de l’intégrité électorale, Abdelouafi Laftit entend marquer une rupture avec certaines pratiques du passé. Le ministère compte durcir les sanctions contre les infractions, en particulier celles liées au financement illicite des campagnes. L’objectif est de consolider la crédibilité du scrutin et de rassurer l’opinion publique sur la volonté des institutions de garantir des élections honnêtes, à l’abri de la corruption et des influences occultes.

Enfin, le débat sur le quotient électoral, qui avait suscité de vives polémiques lors des législatives de 2021, sera relancé. Cet élément technique, déterminant dans la répartition des sièges, pourrait une nouvelle fois opposer les partis politiques, chacun défendant un mode de calcul favorable à ses intérêts.

Ainsi, les préparatifs des élections de 2026 mettent en lumière une double dynamique : d’une part, la volonté d’inscrire le scrutin dans une logique de transparence et d’équité ; d’autre part, la nécessité de repenser la représentativité des femmes et des jeunes afin de refléter au mieux la réalité sociale marocaine.


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