Législatives 2026 : les TPE-PME demandent aux partis de passer des promesses aux mesures concrètes
Financement, fiscalité, délais de paiement, commande publique et emploi : les petites entreprises veulent des engagements précis et applicables, au-delà des grandes annonces économiques

La Vérité
Les législatives du 23 septembre ne se joue pas uniquement sur le pouvoir d’achat, l’emploi ou les grands équilibres économiques. Elle se joue aussi dans les petites entreprises, où les promesses politiques se confrontent directement aux contraintes de trésorerie, de financement et d’accès aux marchés.
La Confédération marocaine des TPE-PME interpelle ainsi les formations politiques sur la place accordée aux très petites, petites et moyennes entreprises dans leurs programmes électoraux. Son message est clair : les engagements ne peuvent plus rester au niveau des déclarations générales. Les petites entreprises attendent des mesures précises, applicables et assorties d’un calendrier.
L’enjeu est considérable. Les TPE-PME constituent l’essentiel du tissu entrepreneurial marocain et jouent un rôle central dans la création d’activité et d’emplois. Pourtant, elles restent confrontées à plusieurs obstacles structurels : accès au financement, délais de paiement, fiscalité, coût du crédit, accès à la commande publique et difficultés liées à la formalisation de certaines activités.
Dans ce contexte, la campagne électorale constitue un test pour les partis. Annoncer la création de centaines de milliers d’emplois ou accélérer l’investissement est une chose. Expliquer comment une petite entreprise pourra obtenir un crédit, participer à un marché public, recruter ou supporter ses charges en est une autre.
Le sujet est d’autant plus important que les programmes des grandes formations mettent fortement l’accent sur l’investissement et l’emploi. Mais derrière les grands chiffres se trouve une question beaucoup plus concrète : quelle place les futurs responsables publics veulent-ils réellement donner aux petites entreprises dans la croissance marocaine ?
La réponse devra dépasser les slogans. Pour les TPE-PME, les prochaines années se joueront aussi sur des décisions très concrètes : simplification administrative, accès au financement, délais de paiement, fiscalité adaptée à la taille de l’entreprise, accompagnement à la digitalisation et accès équitable aux marchés.
Cette interpellation introduit ainsi un autre critère pour évaluer les programmes des législatives de 2026. Après les promesses adressées aux ménages, aux salariés et aux jeunes, les partis sont désormais attendus sur leur capacité à répondre à ceux qui font fonctionner, au quotidien, une grande partie de l’économie réelle.

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