[ after header ] [ Mobile ]

[ after header ] [ Mobile ]

L’écosystème financier face à un rythme « rapide et ambitieux » : Comment transformer 790 MMDH d’épargne en projets générateurs de croissance?

La gestion collective, avec 790 MMDH d’encours, est désignée comme le moteur stratégique de la transformation économique nationale. La Ministre Nadia Fettah confirme que la loi 03-25 réforme en profondeur les OPCVM pour aligner le secteur financier sur les standards internationaux et assurer la protection de l’épargnant. Le défi de la diversification persiste : Khalid Safir (CDG) souligne l'urgence de développer de nouveaux instruments financiers pour débloquer les capitaux majoritairement investis en Bons du Trésor.

LA VÉRITÉ


Le secteur financier marocain, et plus particulièrement la gestion collective, est au cœur de la stratégie nationale visant à transformer l’économie du pays. Le gouvernement appelle à mobiliser massivement l’épargne pour financer les grands projets qui définiront le Maroc des décennies à venir.

Le jeudi 13 novembre 2025, à Rabat, la ministre de l’Économie et des Finances, Nadia Fettah, a affirmé que l’écosystème financier doit impérativement s’aligner sur le rythme rapide et ambitieux du Maroc. Elle a fait cette déclaration, lue en son nom par le Directeur du Trésor et des Finances Extérieures (DTFE), Mohammed Tarik Bchir, lors de la 25ème édition de la Conférence de l’Association des Sociétés de Gestion et Fonds d’Investissement Marocains (ASFIM). Le thème de cette rencontre était centré sur la mobilisation de l’épargne nationale pour concrétiser les ambitions de l’horizon 2030.

Mme Fettah a souligné que la gestion collective est devenue une pièce maîtresse du marché financier marocain. Avec un encours dépassant les 790 milliards de dirhams (MMDH), ce secteur est désormais un acteur systémique essentiel. Il a la capacité de transformer concrètement l’épargne en projets générateurs de croissance.

 

Une réforme majeure pour l’épargne nationale

La gestion collective contribue directement à la réduction des inégalités économiques. En ouvrant l’accès au capital et à des produits diversifiés, elle accélère la construction d’un Maroc plus équitable et dynamique. Cet objectif s’inscrit pleinement dans la vision de Sa Majesté Le Roi Mohammed VI, qui plaide constamment pour un modèle de développement soutenu, inclusif et durable.

En ce sens, la Ministre a qualifié l’adoption récente de la loi 03-25 de tournant majeur pour le secteur. Cette réforme redéfinit en profondeur l’architecture régissant les Organismes de placement collectif en valeurs mobilières (OPCVM). Ce nouveau cadre réglementaire renforce la gestion du risque et améliore la transparence. Il assure également une meilleure protection de l’épargnant. De plus, il aligne le Maroc sur les standards internationaux les plus exigeants, ouvrant la voie à une plus grande flexibilité, innovation et diversification.

 

Le défi de la diversification des investissements

Intervenant lors de la même occasion, le Directeur Général de la Caisse de dépôt et de Gestion (CDG), Khalid Safir, a confirmé cette dynamique. Il a noté que le Maroc avance vers son nouveau modèle de croissance, fondé sur la durabilité, l’investissement et la cohésion sociale. Ce mouvement est amplifié par la perspective d’organiser la Coupe du monde 2030.

Khalid Safir a rappelé que le financement de cette ambition nationale requiert une mobilisation accrue de l’épargne. Il a insisté sur la nature souveraine de l’épargne, ressource indispensable pour diminuer la dépendance aux capitaux extérieurs. La CDG, agissant comme investisseur patient et catalyseur, a pour mission de transformer l’épargne stable et réglementée en investissement rentable et durable.

Toutefois, un défi subsiste, M. Safir a souligné que près de 80% des fonds collectés restent encore investis en Bons du Trésor. Pour y remédier, il est essentiel de renforcer le rôle des marchés de capitaux, en complément de l’offre de crédit bancaire. M. Safir a donc plaidé pour le développement d’instruments financiers novateurs. Il a notamment cité la titrisation, les fonds de dette et les Project Bonds, outils nécessaires pour soutenir l’investissement en fonds propres et attirer des projets de qualité.

L’édition de l’ASFIM a ainsi permis aux différents acteurs publics, privés, experts et institutions financières d’échanger autour des leviers stratégiques capables d’orienter efficacement l’épargne nationale vers les projets structurants du Maroc de demain.


À lire aussi
[ Footer Ads ] [ Desktop ]

[ Footer Ads ] [ Desktop ]