L’économie marocaine dans une phase de croissance dynamique
Un taux de croissance attendu au-delà de 4 % en 2025
LA VÉRITÉ
Le Maroc traverse une période économique prometteuse , avec une croissance prévue supérieure à 4 % en 2025 , selon les déclarations du ministre de l’Économie et des Finances, Nadia Fettah , publiées jeudi 18 juillet dans Finances News Hebdo . Dans un contexte mondial marqué par les tensions géopolitiques et les chocs énergétiques, l’économie nationale affiche une résilience accrue , soutenue par des fondamentaux solides et une stratégie de diversification sectorielle impulsée par Sa Majesté le Roi Mohammed VI.
Une économie dynamique, sortie de la phase de résilience
« Pendant longtemps, on a parlé de résilience. Aujourd’hui, nous sommes dans une phase plus avancée : celle d’une économie dynamique », a affirmé Mme Fettah, soulignant que les efforts des dernières années portent désormais leurs fruits. La ministre attribue cette évolution à une stratégie claire , axée sur l’intégration du Maroc dans les chaînes de valeur mondiales , le renforcement de l’attractivité du pays et la sécurité juridique offerte aux investisseurs.
Face aux crises internationales – conflits en Ukraine et au Moyen-Orient, tensions commerciales, inflation – le Royaume a poursuivi ses réformes, sans dévier de son cap. Cette constance se traduit par des indicateurs macroéconomiques en amélioration , un taux d’investissement soutenu et une dynamique industrielle en expansion .
Tanger Med et Nador West Med : des pôles de croissance
La ministre a mis en avant les projets d’infrastructure clés , à l’image du Complexe portuaire de Tanger Med , cité comme un modèle de réussite , et du projet Nador West Med , en cours de développement. Ces pôles logistiques, combinés à des partenariats public-privé , stimulent l’économie locale, soutiennent l’emploi et intègrent les PME marocaines dans des chaînes de valeur complexes.
Selon Mme Fettah, ces investissements ne sont pas des dépenses, mais des leviers de croissance. « Les investissements publics sont conçus pour être productifs », a-t-elle insisté, soulignant l’efficacité des projets structurants dans la relance économique.
Des dépenses sociales comme levier d’un État social moderne
Sur le plan social, le gouvernement continue de placer l’humain au cœur de la stratégie , en considérant les dépenses sociales comme un véritable investissement dans le capital humain . « C’est un choix assumé : bâtir un État social tout en stimulant la croissance », a-t-elle déclaré, rappelant que l’objectif est de réduire les inégalités tout en renforçant la protection sociale .
Des politiques publiques bien ciblées, combinées à une gestion rigoureuse des finances publiques , ont permis de maintenir la stabilité budgétaire malgré les pressions externes. Ce modèle, selon la ministre, prouve que croissance et solidarité peuvent aller de pair .
Un marché financier en pleine montée en puissance
Le Maroc mise désormais sur ses marchés de capitaux pour renforcer son autonomie financière et diversifier ses sources de financement . Mme Fettah a annoncé la finalisation d’une nouvelle loi sur les OPCVM , alignée sur les standards internationaux, visant à élargir l’offre de produits d’investissement accessibles à tous les profils.
En parallèle, les OPCI (Organismes de Placement Collectif Immobilier) rencontrent un succès croissant, tandis que les OPCC (Organismes de Placement Collectif en actions) gagnent en maturité, notamment via le Fonds Mohammed VI pour l’Investissement . « L’idée est de garantir la confiance grâce à des règles prudentielles adaptées », a-t-elle expliqué.
La titrisation, les émissions obligataires et les fonds d’investissement sont désormais au cœur de la stratégie financière nationale, afin de soutenir les grands projets d’intérêt public .
Une vision claire pour l’avenir économique
Avec une croissance soutenue , une diversification des partenariats internationaux et une modernisation des outils financiers , le Maroc semble bien engagé vers une nouvelle ère de développement économique . Nadia Fettah a conclu sur la nécessité de poursuivre les réformes et de renforcer la participation citoyenne au financement de l’économie.
« L’essentiel est d’apporter des solutions innovantes et adaptées aux besoins des entreprises et des citoyens », a-t-elle lancé, confirmant que le Maroc entend capitaliser sur sa stabilité et sa gouvernance pour attirer davantage d’investissements directs étrangers et renforcer sa place dans l’économie méditerranéenne et africaine .
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