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L’économie marocaine boucle 2025 sur une demande robuste

LA VÉRITÉ


L’économie marocaine a clôturé l’année 2025 sur une note de résilience, caractérisée par une demande intérieure solide et une activité d’investissement soutenue, bien que les soldes extérieurs présentent un bilan mitigé. Selon le dernier rapport de la Direction des Études et des Prévisions Financières (DEPF) relevant du ministère de l’Économie et des Finances, la consommation des ménages est restée vigoureuse, portée par une inflation négative de -0,3 % en novembre, la bonne tenue des transferts des MRE, la hausse des crédits à la consommation et la création de 220 000 emplois rémunérés au troisième trimestre.

Investissement et tourisme : moteurs de la croissance

La dynamique économique a été particulièrement soutenue par l’effort d’investissement. Les dépenses de l’État en équipement ont bondi de 16,9 % à fin novembre, stimulant les grands projets structurants. Cet élan public s’est accompagné d’une attractivité renforcée pour les capitaux étrangers, les flux d’investissements directs étrangers (IDE) ayant progressé de 28,2 % à fin octobre. Sur le plan sectoriel, les indicateurs sont au vert : la campagne agricole 2025-2026 bénéficie de conditions climatiques favorables avec un taux de remplissage des barrages de 34,7 % au 24 décembre, tandis que les exportations agricoles ont crû de 7,3 %.

L’activité industrielle affiche également des performances positives, notamment dans les industries extractives (+7,4 %) et manufacturières (+2,2 %). Le BTP confirme sa reprise avec une hausse des ventes de ciment de 10,6 %. Le secteur tertiaire n’est pas en reste, le tourisme enregistrant une année record avec 18 millions de visiteurs, soit une hausse de 14 %, générant une augmentation des recettes voyages de 16,7 %.

Creusement des déficits et contexte international

Malgré cette vitalité interne, les comptes extérieurs et publics subissent des pressions accrues. Si les exportations ont progressé de 2,6 %, tirées par les phosphates (+16,7 %) et l’aéronautique (+8,3 %), elles n’ont pas suffi à compenser la hausse des importations (+9,4 %). En conséquence, le déficit commercial s’est aggravé de 19,6 %, faisant chuter le taux de couverture à 56,5 %. Les réserves de change permettent néanmoins de couvrir plus de cinq mois d’importations.

Sur le plan budgétaire, le déficit s’est creusé pour atteindre 71,6 milliards de dirhams à fin novembre, contre 50,8 milliards un an plus tôt, sous l’effet d’une augmentation des dépenses globales (+17,3 %) plus rapide que celle des recettes ordinaires (+13,4 %). Dans un contexte mondial marqué par une croissance résiliente mais fragile et des prix du pétrole modérés (64 dollars le baril de Brent fin décembre), la Bourse de Casablanca a connu un repli mensuel en novembre, tout en conservant une performance annuelle supérieure à 25 %.


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