Le SG de l’ONU réaffirme son soutien inébranlable à la solution à deux États
Antonio Guterres appelle à un cessez-le-feu immédiat et une diplomatie fondée sur la dignité humaine
LA VÉRITÉ
Alors que les tensions au Moyen-Orient continuent d’alimenter un climat d’incertitude, le Secrétaire général des Nations Unies, Antonio Guterres, a réitéré, vendredi 27 juin 2025 à New York, son soutien indéfectible à la solution à deux États comme seule voie viable pour apaiser le conflit israélo-palestinien. Dans un message clair et ferme adressé aux médias, M. Guterres a insisté sur l’urgence d’un règlement politique capable de redonner espoir à des millions de personnes vivant sous le joug de la violence.
« La seule voie durable pour rétablir l’espoir (au Moyen-Orient) est d’ouvrir la voie à la solution à deux États », a-t-il déclaré, soulignant que cette vision ne peut être mise en œuvre sans un cessez-le-feu immédiat et la libération inconditionnelle des otages détenus dans la bande de Gaza. Pour lui, toute initiative diplomatique doit s’appuyer sur le respect des droits humains, la coexistence pacifique et la justice pour tous les acteurs concernés.
Dans un contexte où les hostilités se poursuivent malgré les appels internationaux, le chef de l’ONU a également insisté sur la nécessité d’un accès humanitaire complet, sûr et durable dans la région. « Il n’est pas question de politiser l’aide humanitaire, a-t-il précisé. Les civils doivent pouvoir survivre dans la dignité, avec accès à l’eau, à la nourriture, aux soins médicaux et à l’électricité.»
Cette exigence, bien qu’ancienne, reste encore largement ignorée par les protagonistes du conflit.
Le discours d’Antonio Guterres rejoint celui de plusieurs dirigeants africains, dont Rachid Talbi El Alami, président de la Chambre des représentants marocaine, qui, lors du dernier sommet de Malaga, avait mis en garde contre les conséquences désastreuses d’une absence prolongée de dialogue.
Selon lui, la paix juste et durable ne peut naître que d’un Antonio Guterres appelle à un cessez-le-feu immédiat et une diplomatie fondée sur la dignité humaine comme capitale palestinienne, conformément aux résolutions onusiennes.
Cependant, le chemin vers une telle solution semble plus ardu que jamais. Les divisions au sein des gouvernements concernés, l’influence grandissante de groupes extrémistes et l’interventionnisme de puissances étrangères compliquent l’horizon diplomatique.
De plus, le fait que certains pays arabes hésitent à soutenir pleinement la cause palestinienne ouvre des fissures dans la cohésion régionale.
Face à ce tableau complexe, le rôle de l’ONU apparaît crucial. En tant qu’organisation multilatérale, elle est appelée à jouer un rôle de médiateur impartial, tout en exerçant une pression accrue sur les parties prenantes pour les ramener à la table des négociations. Antonio Guterres, conscient de la gravité de la situation, a rappelé que la diplomatie et la dignité humaine doivent prévaloir sur la logique de la force. « Le conflit israélo-palestinien ne concerne pas seulement deux peuples, mais l’avenir entier de la région et du monde », a-t-il martelé.
En conclusion, si la solution à deux États demeure une référence incontournable dans le discours international, sa mise en œuvre continue de poser des défis colossaux. Mais, comme le souligne le SG de l’ONU, aucune alternative crédible ne semble possible. Il revient désormais aux décideurs mondiaux de faire preuve de courage politique et de volonté sincère pour sauver ce projet de paix, avant qu’il ne soit trop tard.
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