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Le Roi Mohammed VI appelle à une “révolution tranquille” dans la communication publique

Le Souverain place la communication et l’encadrement au cœur du développement national, invitant l’État, les partis et les médias à refonder le lien avec le citoyen.

LA VÉRITÉ


Dans un discours d’une clarté rare, prononcé à l’occasion de l’ouverture de la cinquième année législative, Sa Majesté le Roi Mohammed VI a redéfini, avec profondeur et lucidité, la place du citoyen dans le processus de développement national. Le Souverain a affirmé que le Maroc ne pourra consolider ses acquis économiques et sociaux sans une “politique de communication efficace”, capable d’expliquer, de convaincre et de mobiliser.

Ainsi, le Roi a mis en lumière une réalité souvent négligée : la fracture communicationnelle entre les institutions et la société. Les chantiers avancent, les projets se multiplient, mais le citoyen demeure trop souvent spectateur d’une dynamique qu’il ne comprend pas pleinement. Cette distance, selon le Souverain, constitue l’un des obstacles majeurs à la cohésion nationale.


Le discours royal ne se limite pas à un diagnostic. Il trace les contours d’une réforme profonde : replacer la communication au centre de l’action publique. “La communication n’est pas un luxe”, a rappelé le Roi, mais une responsabilité nationale partagée entre le gouvernement, le parlement, les élus, les partis politiques, les médias et la société civile. Cette vision appelle à un État qui explique et associe, plutôt qu’un État qui décrète.

En soulignant qu’“il ne doit y avoir aucune contradiction entre les grands projets nationaux et les programmes sociaux”, le Souverain adresse un message clair aux décideurs : coordonner les efforts, harmoniser les politiques, mais aussi parler d’une seule voix au citoyen. Les médias, eux, sont invités à dépasser la simple information pour devenir des acteurs d’interprétation, des bâtisseurs de sens collectif.


Le Roi esquisse une nouvelle étape du développement marocain : celle de “l’ingénierie communicationnelle”. Il ne s’agit pas de communication d’image, mais de communication de vérité. Le Maroc doit concevoir un modèle public où chaque politique trouve son écho dans la conscience populaire. L’efficacité d’un projet ne se mesure plus seulement à ses chiffres, mais à l’adhésion qu’il suscite.


En appelant à une “révolution tranquille”, Mohammed VI invite à une transformation silencieuse mais profonde : construire des ponts entre l’État et la population. Car le Maroc qui bâtit ports, routes et hôpitaux doit aussi bâtir la confiance. C’est à travers cette proximité que les réformes trouveront leur légitimité, et que le développement deviendra véritablement partagé.


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