le RNI ouvre le débat sur son rôle dans le prochain gouvernement
Réuni en session extraordinaire, son Conseil national a examiné les résultats du scrutin et la position que le parti adoptera dans la prochaine étape. Son président, Mohamed Chouki, a appelé à tirer les enseignements du recul électoral et à faire trancher la question par les instances du parti.

La Vérité
Devant les membres du Conseil national, Mohamed Chouki a reconnu que le RNI avait enregistré un recul par rapport aux élections précédentes. Il a estimé que ce résultat devait être analysé sans en minimiser la portée ni chercher à le justifier.
Pour le président du parti, cette réunion ne devait pas se limiter à un bilan électoral. Elle devait aussi permettre de convertir les enseignements du scrutin en orientations pour la suite. Le RNI entend ainsi préparer les prochaines échéances politiques et organisationnelles en s’appuyant sur une vision commune et une responsabilité collective.
Mohamed Chouki a toutefois souligné que le parti demeurait, selon lui, un acteur important de la scène politique nationale, grâce à son implantation territoriale, à son organisation et à ses élus. Il a rappelé que la vie politique ne se résume pas à la gestion des succès, mais suppose aussi de savoir analyser les périodes de recul.
La place du RNI dans le prochain gouvernement a constitué l’un des principaux sujets abordés. Mohamed Chouki a déclaré que la participation à l’exécutif ne devait pas être considérée comme un objectif en soi, mais comme une responsabilité et une possibilité de contribuer à l’action publique.
La décision sur le positionnement du parti sera débattue par le Conseil national. Le bureau politique et la présidence du RNI ont choisi de soumettre la question à cette instance, afin qu’elle examine les options et arrête la position du parti pour la prochaine étape.
Le dirigeant a également insisté sur la nécessité de placer l’intérêt national au-dessus des calculs liés aux alliances ou aux postes. Certaines questions, a-t-il fait valoir, dépassent les clivages entre majorité et opposition et doivent être traitées dans un cadre institutionnel.
Mohamed Chouki est aussi revenu sur les cinq années durant lesquelles le RNI a participé à la conduite du gouvernement dirigé par Aziz Akhannouch. Il a décrit cette période comme marquée par des défis nationaux et internationaux, ainsi que par la mise en œuvre de réformes et la réponse à des attentes sociales et économiques importantes.
Selon lui, plusieurs chantiers nécessitent davantage de temps pour produire leurs effets. L’évaluation d’une réforme ne peut donc pas toujours se limiter à la durée d’un mandat gouvernemental, certaines décisions pouvant porter leurs fruits ultérieurement.
Le président du RNI a conclu en affirmant que son parti abordait la prochaine étape avec fierté pour le travail accompli et conscience des chantiers restant à mener. Il a réitéré que l’intérêt national et la solidité des institutions devaient guider les choix politiques du parti.

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