Le Programme L’Oréal-UNESCO distingue cinq talents du Maghreb : Un soutien crucial pour la recherche en Afrique du Nord
Cinq chercheuses du Maghreb primées à Rabat lors du programme Jeunes Talents L'Oréal-UNESCO. Chaque scientifique reçoit un prix de 10 000 euros pour soutenir sa carrière dans des domaines cruciaux comme l'intelligence artificielle et la biotechnologie. L'initiative célèbre l'excellence féminine et renforce la promotion de la science équitable dans la région.
LA VÉRITÉ
Cinq chercheuses du Maghreb ont été primées à Rabat lors de la 19ème édition du programme Jeunes Talents L’Oréal-UNESCO « Pour les Femmes et la Science », le lundi 1er décembre 2025 à Rabat. Ces récompenses visent à soutenir la poursuite de leurs carrières dans des domaines scientifiques cruciaux tels que l’intelligence artificielle et la biotechnologie.
Détails des lauréates et des récompenses
Les lauréates proviennent de trois pays du Maghreb. Trois chercheuses sont Marocaines : Samira Oubannin, Ferdaous Idlahcen, et Sofia Sehli. Elles ont été rejointes par la Tunisienne Souhir Belloumi et l’Algérienne Samira Gouffi. Chacune de ces scientifiques a reçu un prix de 10 000 euros. Ce prix est spécifiquement destiné à soutenir la poursuite de leur carrière scientifique.
Leurs travaux couvrent des disciplines très variées. On note notamment la bioinformatique, la biotechnologie, le génie civil, la chimie analytique et l’intelligence artificielle. Un jury d’éminentes personnalités scientifiques a procédé à la sélection parmi de nombreuses candidatures. Ce jury était présidé par le professeur Abdelaziz Benjouad, Vice-président Recherche et Développement de l’Université Internationale de Rabat (UIR).
Appel à l’excellence et au soutien institutionnel
La ministre de la Transition énergétique et du Développement durable, Leila Benali, a salué cette initiative L’Oréal-UNESCO. Elle a insisté sur l’importance de la contribution des femmes dans les secteurs stratégiques. Elle cite l’énergie, l’environnement et le nucléaire. Ces contributions sont jugées essentielles pour faire face aux grands défis actuels liés aux transitions économiques et sociales.
La ministre a également rappelé l’importance des investissements dans la recherche. Elle a mentionné les technologies propres, les batteries, le stockage de l’énergie et l’intelligence artificielle appliquée à l’énergie. Ces secteurs exigent l’excellence scientifique en raison d’une concurrence internationale acharnée.
Hicham El Habti, Président de l’Université Mohammed VI Polytechnique (UM6P), est intervenu par visioconférence. Il a félicité les lauréates pour leurs travaux d’excellence. Il a affirmé que leur succès s’inscrit dans une longue tradition de contribution féminine au savoir. El Habti a souligné l’engagement de l’UM6P pour la promotion des femmes en sciences. Il a précisé que les femmes représentent 55% de la communauté étudiante de l’UM6P. Il a par ailleurs mis en avant des programmes de soutien aux jeunes chercheuses africaines. Il a cité le Programme de bourses de la Fondation Mastercard et l’initiative « African Women in Tech and AI ».
Un partenariat historique pour briser le plafond de verre
Ce programme est le fruit d’un partenariat historique. L’UNESCO et L’Oréal collaborent depuis 27 ans au niveau mondial. Ce partenariat est déployé sur les cinq continents. Il existe au Maroc depuis 2006, avec une extension au Maghreb en 2013. Depuis son lancement, le Programme a distingué 90 jeunes femmes scientifiques pour l’excellence de leurs travaux. Il contribue ainsi à briser le plafond de verre et à promouvoir une science plus équitable.
La directrice générale de L’Oréal Maroc, Laila Benjelloun, a rappelé que le monde a besoin de la science et la science a besoin des femmes. Elle estime que les femmes apportent d’autres perspectives et d’autres prismes. Elles permettent d’apporter des réponses aux défis actuels vus sous un autre angle.
Le programme n’offre pas seulement un financement aux lauréates. Il fournit aussi de la visibilité, de la confiance et une reconnaissance essentielle. Il permet d’intégrer un réseau avec les anciennes lauréates. Le directeur régional de l’UNESCO pour le Maghreb, Charaf Ahmimed, a rappelé que, malgré les progrès, la collaboration entre acteurs multiples reste cruciale. Il inclut les politiques, le secteur privé, les Nations Unies, les États et l’UNESCO. Cette synergie permet de travailler ensemble pour promouvoir un meilleur accès des femmes à la science.
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