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Le polisario face à sa propre impasse

Le mouvement séparatiste vacille entre contradictions internes et pression internationale, tandis que la diplomatie marocaine consolide son ancrage légitime au Sahara

Par Fayçal El Amrani


 

Un mouvement piégé par ses propres contradictions

Alors que le groupe séparatiste commémore le cinquième anniversaire de sa rupture unilatérale du cessez-le-feu du 26 septembre 1991, un tournant inattendu se dessine. Selon des sources concordantes, sa direction s’apprête à dépêcher à Washington une délégation politico-militaire afin d’examiner un éventuel retour aux accords historiques. Ce geste, longtemps inimaginable pour un groupe terroriste habitué au discours de confrontation, révèle une impasse stratégique désormais difficile à dissimuler.

Une confusion grandissante dans les camps de Tindouf

Dès dimanche, des rumeurs ont envahi les réseaux sociaux affirmant que le chef du groupe séparatiste aurait ordonné la reddition des armes. Quelques heures plus tard, une « source autorisée » publiait un démenti précipité. Cette cacophonie, devenue presque routinière, met en lumière les divisions internes : une faction radicale qui s’accroche à une illusion militaire, et une aile plus pragmatique, consciente de l’échec profond de la stratégie de confrontation.

Un discours guerrier en décalage avec la réalité internationale

Le 13 novembre encore, la propagande du groupe terroriste glorifiait sa « détermination ». Dans le même temps, certains dirigeants rejetaient tout retour au cessez-le-feu. Pourtant, la résolution 2797 du Conseil de sécurité rappelle explicitement l’obligation de respecter les accords militaires et soutient le processus politique fondé sur l’initiative marocaine d’autonomie.
Aujourd’hui, les États-Unis, l’Union européenne et une grande majorité de pays africains reconnaissent la souveraineté du Maroc sur son Sahara. Cette dynamique internationale isole davantage le groupe séparatiste.

Le Maroc, un acteur fiable pour la paix et la stabilité

Face à ce chaos interne, le Maroc poursuit une diplomatie constante et constructive. Rabat reste engagé en faveur d’une solution politique durable et œuvre pour la stabilité et le développement des populations du Sahara. L’initiative d’autonomie, largement soutenue, s’affirme comme la seule voie crédible.

Un tournant décisif pour l’avenir régional

En définitive, cette possible volte-face du groupe séparatiste ne traduit pas une évolution politique, mais une fuite en avant dictée par l’isolement. Le Maroc, lui, avance avec une vision claire, une diplomatie solide et une légitimité internationalement reconnue. Ce positionnement constitue aujourd’hui le socle d’un avenir stable et prospère pour l’ensemble de la région saharienne.


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