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Le Parti des Travailleurs algérien dénonce une « descente aux enfers »

LA VÉRITÉ / MAP


Le Parti des Travailleurs (PT), l’une des principales formations de l’opposition en Algérie, a dénoncé « l’incapacité » du gouvernement à apporter des solutions à la « descente aux enfers » suite à « l’érosion du pouvoir d’achat qui a atteint des niveaux effrayants jamais égalés depuis l’indépendance ».

« Aucune des actions annoncées et mises en œuvre par le gouvernement pour réguler les prix de quelques produits de base et assurer leur disponibilité (lait, huile, semoule..) n’a eu des effets concrets, et donc n’a ni stoppé la spirale infernale ni mis fin à la détresse insoutenable de l’écrasante majorité des ménages livrés à la pauvreté, voire la misère », déplore le parti dans un communiqué.

Dans ce sens, le PT a exprimé son soutien aux 29 syndicats de la Fonction publique qui ont annoncé une grève nationale pour les 26 et 27 avril.

Il s’agit d’une réaction « légitime », considère-t-il, pour le rejet des dernières augmentations salariales induites par la révision de la grille indiciaire.

« Cette action dans l’unité la plus large (…) est un développement qualitatif qui peut ouvrir des perspectives positives réelles aux fonctionnaires, à tous les travailleurs et par conséquent à l’écrasante majorité du peuple et donc au pays », souligne le PT.

Le Parti des travailleurs a par ailleurs exprimé son inquiétude de ce qu’il qualifie de « criminalisation » de la commémoration du double anniversaire du printemps berbère et du printemps noir en Kabylie (2001) où des émeutes nées de la mort d’un lycéen dans une gendarmerie, étaient réprimées dans le sang par le régime.

C’est une criminalisation qui s’est traduite par « le bouclage » de la wilaya de Tizi-Ouzou et « les interpellations à l’encontre de citoyens et/ou poursuites judiciaires », outre les interpellations opérées par la police à Bejaïa, s’indigne le PT.

Pour le Parti des travailleurs, il s’agit tout simplement d’ »une dérive grave » eu égard à la symbolique de cette date dans l’histoire contemporaine de l’Algérie sur le plan des luttes pour l’identité, mais aussi la démocratie et les libertés.

Par conséquent, « sa criminalisation est porteuse de germe de la division dislocatrice », met-il en garde.


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