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Le Maroc s’impose à l’international : New Delhi confirme l’ambition technologique du Royaume

Le Maroc s'affirme à New Delhi comme la locomotive technologique de l'Afrique et du Moyen-Orient en traçant une « troisième voie » pour l'intelligence artificielle. L'initiative « AI Made in Morocco » sanctuarise la souveraineté nationale et l'innovation inclusive pour répondre aux défis spécifiques du développement régional. Le Royaume mise sur la formation massive de 100 000 talents par an et un cadre législatif éthique pionnier pour sécuriser son avenir numérique.

LA VÉRITÉ


À New Delhi, la ministre Amal El Fallah Seghrouchni a dévoilé la stratégie « AI Made in Morocco » pour propulser le Royaume au sommet de l’innovation régionale. Cette vision repose sur la souveraineté technologique et le développement massif du capital humain.

Le 21 février 2026, lors de l’« AI Impact Summit » tenu en Inde, la ministre déléguée chargée de la Transition numérique, Amal El Fallah Seghrouchni, a réaffirmé les ambitions technologiques du Maroc. Cette participation stratégique vise à ancrer le pays comme une locomotive de l’intelligence artificielle (IA) en Afrique et au Moyen-Orient. Le Royaume cherche ainsi à aligner ses efforts de recherche sur les dynamiques mondiales les plus avancées afin de transformer l’économie nationale. Ce sommet marque une étape cruciale pour la visibilité internationale du pays.

 

L’atout du capital humain

D’abord, le moteur de cette révolution reste l’intelligence humaine. Le Maroc place les talents au centre de son architecture numérique. La ministre a souligné qu’aucun projet technologique ne peut fleurir sans un socle solide de compétences. Actuellement, plus de 22 600 étudiants s’immergent déjà dans des domaines stratégiques comme la cybersécurité, le cloud et l’IA. Le pays a accrédité plus de 500 programmes spécialisés pour répondre à cette demande croissante.

Cependant, l’ambition marocaine ressemble à un marathon de vitesse. Le gouvernement fixe l’objectif de former 100 000 nouveaux talents par an dès 2030. Cette montée en compétences irrigue toute la chaîne de valeur, de la formation initiale à l’excellence scientifique. Le capital humain n’est pas seulement une ressource, c’est le carburant qui alimente la machine de l’innovation marocaine.

 

Former la jeunesse aujourd’hui

Par ailleurs, cette préparation commence dès le plus jeune âge. Le programme « AI Master Junior » initie déjà les enfants de 8 à 18 ans dans les 12 régions du pays. Cette initiative transforme la jeunesse en une armée de bâtisseurs numériques. De même, un partenariat inédit avec la Fédération Royale Marocaine de Football sensibilisera près de 200 000 jeunes sportifs aux enjeux de l’IA.

En complément, le programme « Generation AI & IoT Morocco » a vu le jour en janvier 2026. Il formera 1 200 jeunes scientifiques chaque année grâce à une approche pratique orientée vers les besoins des entreprises. Cette stratégie agit comme une pépinière géante où germent les solutions de demain. Le Maroc ne se contente pas de consommer la technologie, il prépare ses enfants à la créer.

 

Une coopération internationale éthique

De plus, le Maroc s’affirme sur l’échiquier mondial par ses alliances et sa rigueur morale. La ministre a précisé que le pays prône une IA co-construite avec ses partenaires internationaux. Le Royaume trace une « troisième voie », véritable pont entre les modèles globaux et les réalités africaines. Cette approche se compare à un vêtement sur mesure, conçu pour s’adapter parfaitement aux besoins spécifiques du continent.

Sur le plan éthique, le Maroc fait figure de pionnier mondial. Il compte parmi les premiers signataires de la recommandation de l’UNESCO sur l’éthique de l’IA adoptée par 193 pays. De plus, le Royaume figure dans le quatuor de tête des pays ayant testé la « Readiness Assessment Methodology » pour évaluer leur préparation technologique. Ces efforts portent leurs fruits. Le pays a bondi de 14 places en un an dans le « Government AI Readiness Index 2025 », se hissant au 87ème rang mondial sur 195 nations.

 

Réguler pour mieux protéger

Enfin, la sécurité et la loi encadrent cette croissance fulgurante. Le ministère prépare activement le projet de loi « Digital X.0 ». Ce texte servira de boussole législative pour encadrer les usages numériques tout en protégeant les citoyens. Plusieurs institutions clés comme la CNDP, la DGSN et la DGSSI collaborent à ce chantier majeur. L’objectif consiste à intégrer les principes de sécurité et de confidentialité dès la conception des systèmes.

Le projet « AI Made in Morocco » s’articule ainsi autour de trois piliers : la souveraineté, l’innovation et l’impact. En protégeant les données nationales, le gouvernement érige un rempart de confiance. Ce cadre garantit que l’intelligence artificielle reste un outil au service de l’intérêt général et du rayonnement du Royaume à l’international. Le Maroc ne suit plus seulement le mouvement, mais il définit désormais sa propre trajectoire technologique.


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