Le Maroc consolide sa reprise économique avec une croissance de 4,7% selon le BERD
Une dynamique renforcée soutient la stabilité, les réformes et la confiance internationale
LA VÉRITÉ
À l’approche de 2026, l’économie marocaine affiche une solidité remarquable, portée par un rythme de croissance en nette accélération et par une gestion macroéconomique rigoureuse. Selon le dernier rapport du BERD « Brave Old World », le Maroc renforce son redressement grâce à une expansion multisectorielle et à une confiance accrue des institutions financières internationales.
Ainsi, le PIB réel progresse de 4,7% au premier semestre 2025, soit presque le double du rythme enregistré l’année précédente. L’industrie, les services et une reprise agricole modérée soutiennent cette dynamique, tandis que l’inflation retombe à 1,2%, permettant à Bank Al-Maghrib de maintenir une politique monétaire plus accommodante après une baisse cumulée de 75 points de base.
Par ailleurs, le tourisme réalise une performance exceptionnelle, enregistrant une hausse de 16% des arrivées à fin juillet. Toutefois, la persistance de la sécheresse fragilise le monde rural : malgré une croissance agricole de 4,6%, le secteur perd plus de 100.000 emplois en un an, révélant sa vulnérabilité face aux pressions climatiques.
En revanche, les marchés internationaux réagissent favorablement aux fondamentaux marocains. L’émission d’euro-obligations de 2 milliards d’euros en mars suscite une demande trois fois supérieure à l’offre, tandis que les réserves en devises atteignent 45,4 milliards de dollars, couvrant plus de cinq mois d’importations.
Des réformes structurelles déterminantes pour l’avenir
En 2025, le Maroc engage des réformes profondes qui redéfinissent son modèle économique. Le pays achève son programme FMI pour la Résilience et la Durabilité, puis obtient une Ligne de Crédit Flexible de 4,5 milliards de dollars, réservée aux économies dotées d’une gouvernance solide.
Simultanément, la nouvelle Agence nationale de gestion des actifs publics modernise la gouvernance des entreprises publiques, tandis que les réformes énergétiques s’intensifient avec la séparation des comptes de l’ONEE et l’intégration des scénarios climatiques du GIEC dans la planification budgétaire.
Uun cap clair vers 2026
En définitive, le Maroc avance vers 2026 avec une trajectoire robuste, soutenue par des prévisions de croissance de 4,2% en 2025 et 4,0% en 2026. Le renforcement des réformes institutionnelles, la transition énergétique et l’essor des secteurs exportateurs confirment la détermination du Royaume à bâtir une économie plus résiliente et durable.
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