Le Maroc condamne la frappe israélienne à Doha
LA VÉRITÉ
Le Royaume du Maroc a fermement condamné, ce mardi, la frappe israélienne menée contre la capitale qatarie Doha et dénonce avec force la violation de la souveraineté du Qatar. L’opération a ciblé un complexe résidentiel de luxe abritant, selon Israël, plusieurs hauts responsables du mouvement Hamas impliqués dans les discussions de cessez-le-feu concernant la guerre de Gaza.
L’armée israélienne a justifié cette attaque par la nécessité d’« éliminer des commanditaires d’opérations terroristes » qui, selon elle, continuaient à orchestrer des actions militaires depuis l’étranger. Tel-Aviv affirme que la frappe visait exclusivement des cadres du Hamas et insiste sur le caractère chirurgical de l’opération, minimisant l’impact sur les civils.
Cette frappe intervient dans un contexte de fortes tensions régionales. Alors que des pourparlers indirects se déroulaient à Doha entre médiateurs qataris, égyptiens et américains pour tenter de mettre un terme à l’escalade à Gaza, l’opération israélienne a pris de court la communauté internationale. Elle constitue une violation flagrante de la souveraineté du Qatar, suscitant des condamnations unanimes, du secrétaire général de l’ONU António Guterres à plusieurs pays arabes, dont le Maroc, qui a réaffirmé sa solidarité avec Doha.
Dans un communiqué officiel, Tel-Aviv a tenu à souligner que cette opération avait été « planifiée et exécutée exclusivement par les forces israéliennes », sans assistance extérieure. Cette précision vise implicitement à écarter toute suspicion de complicité américaine, puisque le Qatar abrite la base aérienne d’Al-Udeid, la plus grande installation militaire des États-Unis dans la région, dotée de systèmes de surveillance avancés et de radars aériens sophistiqués.
Israël affirme disposer de ses propres capacités technologiques et de renseignement suffisantes pour mener une telle frappe de manière indépendante.
Pour Rabat, cette frappe représente une « agression odieuse » contre un État frère, une violation de la souveraineté nationale et une menace pour la stabilité régionale. Cette opération risque de fragiliser davantage les efforts diplomatiques pour instaurer un cessez-le-feu durable à Gaza et met en évidence la complexité des rapports de force au Moyen-Orient, où chaque initiative militaire peut avoir des répercussions géopolitiques majeures.
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