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Le Festival de Fès des Musiques sacrées du Monde prend l’accent de l’Inde du Nord

LA VÉRITÉ / MAP


La musique soufie de l’Inde du Nord, interprétée par les Roohani Sisters, a fait vibré, vendredi soir la place mythique de Bab Makina à Fès, à l’occasion d’un concert mémorable de Jagriti Luthra Prasanna et Neeta Pandey Negi qui comptent parmi les plus grandes voix de la musique classique indienne.

Le duo d’artistes, accompagné de leur groupe de virtuoses en instruments classiques, a gratifié un public très réceptif par les Sufiyana Qalams, Qawwali, Kaafi et Ghazals dans un style traditionnel, mêlant leurs propres improvisations à des variations choisies.

S’inspirant également du Jugalbandi (musique classique indienne) elles puisent avec passion dans les traditions de la musique soufie, se complètent mutuellement avec leurs styles de chant très différents mais qui s’inscrivent dans une belle harmonie.

Tout au long de la soirée, elles ont fait montre d’une habileté créant un lien unique avec le public, ne dérogeant pas ainsi à la règle de leur singularité.

Une autre grande voix empreinte de spiritualité, la mezzosoprano d’origine iranienne Ariana Vafadari et la danseuse virtuose Rinku Bahttacharya Das ont rejoint les Roohani Sisters sur une scène qu’elles n’ont pas manqué d’enflammer.

Toutes deux docteures en musique soufie à l’université de Delhi, elles composent leurs propres Qalams Sufis et donnent à voir des spectacles fascinants et émouvants, dans une atmosphère singulière qui leur a été transmise par leurs maîtres qui ont cru dès le début en leur capacité à transmettre le message des saints soufis.

Quant à Ariana Vafadari, elle est diplômée du Conservatoire national supérieur de musique et de danse de Paris en classe de chant, aborde aussi bien le répertoire baroque que la création contemporaine.

Pour sa part, la danseuse indienne classique et contemporaine de premier plan, Rinku Bhattacharya Das est une soliste et chorégraphe de renom, engagée en tant que conseillère artistique auprès du Conseil indien pour les relations culturelles (ICCR). Elle a porté ces formes de danses à leur apogée en Inde et aux États-Unis.

Placée sous le Haut Patronage de SM le Roi Mohammed VI, la 26 ème édition du Festival de Fès des Musiques sacrées du Monde offre, du 9 au 12 juin courant, une programmation riche mettant à l’honneur une brochette exceptionnelle d’artistes et de formations dans des sites uniques et rares qui célèbrent le patrimoine de la capitale spirituelle. Le programme de cette édition, axée autour de la thématique « L’architecture et le sacré », connait la présence de troupes artistiques en provenance de plus de 15 pays, dont le Sultanat d’Oman, le Kazakhstan, l’Inde, la France, l’Italie ou encore le Sénégal.


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