Le CNDH plaide pour un développement économique respectueux des droits humains
LA VÉRITÉ
Le Conseil national des droits de l’Homme (CNDH) du Maroc a défendu, à Addis-Abeba, un modèle de coopération sino-africaine conciliant croissance économique et respect des droits fondamentaux. La présidente du CNDH, Amina Bouayach, qui préside également l’Alliance mondiale des institutions nationales des droits de l’Homme (GANHRI), souligne que le développement durable nécessite la participation active des citoyens et le respect par les entreprises des Principes directeurs de l’ONU relatifs aux entreprises et aux droits de l’Homme.
Le CNDH rappelle que le droit au développement, reconnu par l’ONU depuis 1986 et réaffirmé dans l’Agenda 2030, doit être inclusif, équitable et centré sur la dignité humaine. Abderrafie Hamdi, Directeur du monitoring et de la protection des droits de l’Homme au CNDH, insiste sur le rôle des partenariats sino-africains pour réduire durablement la pauvreté, en impliquant pleinement les entreprises et en intégrant la protection des droits humains et de l’environnement dans les projets économiques.
Il met en avant l’importance d’associer les institutions nationales des droits de l’Homme (INDH), telles que la GANHRI et le Réseau des institutions nationales africaines des droits de l’Homme (RINADH), à l’évaluation des impacts sociaux et environnementaux des projets, ainsi qu’à la facilitation de la participation citoyenne et à la création de ponts entre gouvernements, entreprises et société civile.
En référence à la Zone de libre-échange continentale africaine, Hamdi souligne que sa durabilité repose sur l’intégration explicite des droits humains, incluant la protection des travailleurs, l’égalité de genre, la justice sociale et le respect des normes environnementales. Il rappelle que la singularité de la coopération sino-africaine réside dans sa dimension historique, sa confiance mutuelle et l’horizontalité des rapports, mais que ces atouts ne prennent sens que lorsqu’ils sont alignés avec le cadre universel du droit au développement.
Enfin, il insiste sur la réduction multidimensionnelle de la pauvreté à travers l’investissement dans le capital humain, l’éducation, la santé, la création d’emplois décents et durables, ainsi que l’inclusion des groupes vulnérables. L’alignement des entreprises et des institutions avec les Principes directeurs de l’ONU et le rôle des INDH en matière de suivi, recours et évaluation sont essentiels pour institutionnaliser la participation citoyenne et promouvoir le droit au développement.
Le premier séminaire Chine-Afrique sur les droits de l’Homme a réuni environ 200 participants, venus de 45 pays africains et de Chine, comprenant ministres, diplomates, chercheurs et représentants d’institutions nationales des droits de l’Homme.
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