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Le cinéma marocain mobilisé ! « Orangez le Cinéma » veut briser le tabou et garantir un environnement professionnel égalitaire

Rabat donne le coup d'envoi à « Orangez le Cinéma ». Initiative stratégique de l'ONU Femmes et du CCM contre les violences faites aux femmes. Le secteur cinématographique mobilisé pour briser le tabou des violences fondées sur le genre.

LA VÉRITÉ


La première Campagne nationale « Orangez le Cinéma » a été officiellement lancée ce lundi 24 novembre 2025 à la Cinémathèque marocaine de Rabat. Cette initiative majeure a été mise en place par l’Association des rencontres méditerranéennes du cinéma et des droits de l’Homme (ARMCDH), l’ONU Femmes, le ministère de la Jeunesse, de la Culture et de la Communication, et le Centre Cinématographique Marocain (CCM). L’objectif est de mobiliser le secteur dans la lutte contre les violences fondées sur le genre. Cette action s’inscrit dans la campagne mondiale « Orange the World », organisée chaque année par l’ONU dans le cadre des « 16 jours d’activisme contre les violences fondées sur le genre ».

 

Une initiative stratégique pour briser le tabou

La campagne « Orangez le Cinéma » constitue une initiative stratégique. Elle est parfaitement alignée sur les priorités nationales en matière de lutte contre la violence basée sur le genre, selon Myriem Ouchen Noussairi, représentante d’ONU Femmes au Maroc. L’objectif principal de cette démarche est de briser le tabou qui entoure le sujet. Elle entend ouvrir un débat responsable et constructif.

De plus, cette campagne cherche à encourager la mise en place de mesures concrètes. Ces actions visent à renforcer la prévention de la violence. Elles doivent également améliorer les mécanismes de protection des victimes. Le but ultime est de promouvoir un environnement professionnel respectueux et égalitaire au sein du secteur cinématographique.

 

L’engagement du secteur culturel et cinématographique

Les institutions culturelles soulignent leur responsabilité dans cette lutte. La Directrice de la cinémathèque marocaine, Narjis Nejjar, a rappelé que la violence faite aux femmes n’est en aucun cas un destin inévitable. Elle a martelé qu’il ne s’agit pas d’une réalité à accepter. Le cinéma dispose d’un pouvoir influent sur la construction de l’imaginaire collectif. Par conséquent, les institutions culturelles ont le devoir d’orienter cette influence vers les valeurs fondamentales d’égalité.

Le Directeur du CCM, Mohamed Réda Benjelloun, a également affirmé l’engagement fort de son institution. Il a souligné que la promotion du secteur cinématographique requiert une professionnalisation. Cette professionnalisation doit se fonder sur des valeurs essentielles. Parmi celles-ci, il a cité l’égalité, la dignité et le respect des droits des femmes. Les parcours accumulés aux côtés des partenaires confirment une conviction commune. Le cinéma doit demeurer un espace sûr, ouvert et dénué de toute forme de discrimination. Le Centre s’engage à combattre toutes les formes de violence susceptibles de toucher les femmes dans ce secteur.

 

Un processus d’activation en plusieurs phases

La campagne a été structurée autour d’un processus en plusieurs étapes précises. Fadoua Maroub, présidente de l’ARMCDH, a détaillé les phases de ce déploiement. Le processus a débuté par une mobilisation auprès des écoles et des instituts de cinéma. Cette mobilisation a pris la forme de rencontres de sensibilisation spécifiques.

Par la suite, un concours national a été organisé pour les étudiants de ces établissements. Ce concours était exclusivement axé sur le thème de la violence basée sur le genre. La phase actuelle consiste au lancement opérationnel de la campagne dans les salles de cinéma nationales.

Cette initiative bénéficie d’un soutien international affirmé. Daniel Doto, vice-président de la Délégation de l’Union Européenne au Maroc, a soutenu que cette action reflète un engagement collectif profond. L’Union européenne soutient fermement cette initiative. Ce soutien est mû par la conviction que la parole possède le pouvoir de briser le silence. De même, l’action peut combattre l’indifférence générale.


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