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RNI: Mohamed Chouki nouveau président après l’ère Akhannouch

Mohamed Chouki a été élu président du RNI à El Jadida. Le parti choisit la continuité en prorogeant ses instances après le départ d'Aziz Akhannouch

LA VÉRITÉ


Une page majeure de l’histoire partisane marocaine s’est tournée ce week-end à El Jadida. En portant Mohamed Chouki à la présidence du Rassemblement National des Indépendants (RNI), le parti de la Colombe clôt la décennie Akhannouch et entame, dès ce dimanche, une transition placée sous le signe de la consolidation des acquis.

Un consensus autour de la légitimité

C’est dans une atmosphère de responsabilité que s’est tenu, ce samedi 7 février 2026, le Congrès national extraordinaire du parti. L’événement avait pour but ultime d’organiser la succession d’Aziz Akhannouch, Chef du gouvernement, qui a choisi de ne pas briguer un troisième mandat. L’élection de Mohamed Chouki, candidat unique, s’est déroulée dès l’ouverture des travaux, scellant un consensus interne fort préparé par le Bureau politique.

La procédure a été strictement encadrée par Rachid Talbi Alami, président de la commission préparatoire, qui a veillé à la constatation du quorum légal en application des articles 34 et 38 des statuts. Cette rigueur procédurale visait à offrir au nouveau président une légitimité incontestable dès sa prise de fonction.

La stratégie de la stabilité institutionnelle

Loin d’opter pour une rupture brutale, le Congrès a fait le choix de la prudence stratégique. Parallèlement à l’élection présidentielle, les congressistes ont adopté à l’unanimité la prorogation du mandat des instances et organes du parti. Cette décision cruciale permet à Mohamed Chouki de s’appuyer sur une machine organisationnelle déjà opérationnelle, évitant ainsi les flottements inhérents aux périodes de transition. Comme le souligne le communiqué final, l’objectif est de « maintenir la dynamique organisationnelle » pour consolider la présence du RNI sur l’échiquier politique national.

Le défi du « Jour d’après » pour Chouki

Pour Mohamed Chouki, la mission qui débute est de taille. Il hérite d’une formation politique devenue la première force du Royaume sous les deux mandats d’Aziz Akhannouch (2016-2026). Le nouveau patron du RNI devra relever un double défi : assurer l’autonomie du parti tout en soutenant l’action gouvernementale, et incarner le renouveau sans renier l’héritage de la dernière décennie. Ce passage de témoin inaugure une nouvelle phase où la capacité du parti à gérer l’après-Akhannouch sera le véritable test de sa maturité politique.


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