Crues dans le Gharb : L’aide d’urgence se déploie pour sauvegarder le cheptel
LA VÉRITÉ
La réponse institutionnelle face aux conséquences des intempéries dans le bassin du Gharb s’accélère. Le ministère de l’Agriculture, via l’Office régional de mise en valeur agricole (ORMVA), a officiellement lancé la première tranche d’aide d’urgence au profit des éleveurs de bétail. Cette opération, centrée sur la distribution gratuite d’orge et de fourrage composé, vise à compenser la perte totale des pâturages submergés par la montée des eaux. Sur le terrain, à Ouled H’Cine dans la province de Sidi Slimane, la mobilisation est totale pour éviter que la catastrophe climatique ne se transforme en crise économique majeure pour les petits exploitants.
Le directeur de l’ORMVA du Gharb, Mahjoub Lahrach, a tenu à rassurer les professionnels du secteur : cette distribution n’est que la première phase d’un plan de soutien structuré qui s’étalera sur plusieurs semaines. En parfaite coordination avec les autorités locales, l’Office s’est engagé à accompagner les éleveurs aussi longtemps que nécessaire pour combler le déficit fourrager. La priorité actuelle de cette tranche initiale concerne les zones les plus vulnérables, notamment les éleveurs relocalisés dans des centres d’accueil et les douars encore encerclés par les eaux, où l’accès à l’alimentation animale était devenu critique.
La situation géographique du Gharb l’expose directement aux humeurs des oueds Sebou, Ouergha, Beht et R’dom, dont les débits ont explosé ces derniers jours. L’absence prolongée de pâturages naturels impose une aide directe pour alléger la charge financière des éleveurs, déjà durement éprouvés. Pour des bénéficiaires comme Mohamed Rami, agriculteur local, cette initiative est vitale. En les exonérant des coûts prohibitifs d’achat de produits fourragers en période de crise, l’État garantit non seulement l’alimentation des troupeaux mais préserve également le capital productif de milliers de familles.
Si l’urgence actuelle se concentre sur le bétail, le volet végétal n’est pas oublié par l’Exécutif. Le responsable régional a annoncé que le ministère s’attelle déjà à l’étude des moyens de soutien pour les cultures affectées par les inondations. Cette seconde phase d’intervention, attendue dans les prochaines semaines, devrait permettre aux agriculteurs de relancer leurs cycles de production dès la décrue. Cette mobilisation générale des moyens humains et logistiques de la Direction régionale de la Agriculture de Rabat-Salé-Kénitra confirme la volonté de l’État de faire preuve d’une résilience proactive face aux aléas climatiques extrêmes de 2026.
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