L’avenir des médicaments et des vaccins en Afrique au cœur des discussions lors de la Conférence Bloomberg

LA VÉRITÉ
L’avenir des médicaments et des vaccins, ainsi que les défis auxquels l’industrie pharmaceutique en Afrique doit faire face, ont été au centre des discussions lors de la conférence Bloomberg New Economy Gateway Africa qui s’est tenue à Marrakech le mardi.
Lors d’un Panel sur le thème « Priorité à la santé : L’avenir des médicaments et des vaccins en Afrique » organisé à cette occasion, les participants ont mis en avant la capacité de ce Continent à relever les énormes défis en matière de soins de santé, comme ce fut le cas durant la période de la pandémie de la Covid-19 et ce, « en dépit d’une industrie pharmaceutique peu développée ».
Les panélistes ont été unanimes à affirmer que grâce à une industrie pharmaceutique locale, les pays africains sont en mesure d’offrir de meilleurs soins de santé, de garantir le respect des normes sanitaires, et de focaliser sur certaines maladies qui soulèvent de grands problèmes pour la population africaine.
Dans ce cadre, Lamia Tazi, directrice générale de « Sothema », laboratoire pharmaceutique 100% marocain, spécialisé dans la fabrication et la commercialisation des médicaments depuis 1976, a mis en lumière l’expérience marocaine notamment, en ce qui concerne la gestion de la pandémie de la Covid-19 et ce, grâce à la volonté de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, sachant que le Souverain a donné Ses Hautes Instructions Royales pour prendre des mesures appropriées, afin de lutter efficacement contre les répercussions négatives de cette pandémie.
Dans ce contexte, elle a tenu à rappeler que le Royaume a réussi, une année après le déclenchement de la pandémie, à effectuer des essais cliniques anti-Covid-19 et la production de vaccins, mettant en avant la mobilisation et l’adhésion de tous les industriels du secteur à cet important chantier sanitaire.
Dans ce sens, elle s’est félicitée de cette coopération fructueuse entre les secteurs public et privé pour atteindre le même objectif, à savoir : La production de vaccins, faisant remarquer que les réalisations enregistrées en la matière sont le fruit de la politique sage entreprise par le Royaume depuis plus de 20 ans.
Le Maroc œuvre à couvrir ses besoins en vaccins, grâce à la collaboration entre les sociétés nationales et les grandes multinationales, a-t-elle relevé, notant que le Royaume demeure disposé à soutenir les pays africains frères et amis, dans le domaine sanitaire, notamment à travers l’octroi de dons en médicaments et en vaccins et équipements et matériels de santé variés.
« Au cours de la pandémie de la Covid-19, le secteur de la santé est devenu au centre des préoccupations alors que la souveraineté pharmaceutique est apparue comme une priorité », a-t-elle ajouté, relevant que les pays africains sont appelés, plus que jamais, à réfléchir de façon sérieuse pour garantir leur souveraineté sanitaire.
De son côté, Viraj Rajadhyaksha, directeur médical régional Moyen-Orient et Afrique au sein d’AstraZeneca, a mis l’accent sur les défis imposés par les disparités en termes de moyens entre pays africains, mettant en relief les efforts de plusieurs pays africains pour réduire ces disparités et développer leurs infrastructures dédiées à la santé.
Dans ce sens, il a indiqué que sa Société ambitionne de renforcer le réseau de ses partenariats avec les pays africains, faisant savoir que le diagnostic précoce lors des essais cliniques permettra d’aboutir à de bons résultats.
Dans ce sens, M. Rajadhyaksha, a relevé que le diagnostic précoce de certaines maladies et l’utilisation des solutions offertes par l’Intelligence artificielle sont de nature à contribuer à la fabrication de médicaments appropriés pour le traitement de ces maladies, mettant en exergue moult techniques de pointe utilisées par la société en matière de diagnostic et de solutions médicales.
De son côté, Afsane Jetha, la directrice associée et chef de la Direction de la Société « Alta Capitale Semper », a mis l’accent sur les enseignements tirés de la crise sanitaire mondiale, relevant que le Maroc représente un modèle pour les pays africains dans sa gestion idoine de la pandémie.
Les pays africains sont appelés à investir davantage dans leurs systèmes de santé pour réduire le gap avec les pays développés, a-t-elle ajouté, rappelant que la pandémie de la Covid-19 a incité les gouvernements à accorder une grande importance à la santé des populations et aux systèmes de santé de leurs pays.
La généralisation des systèmes de protection médicale ouvre la voie à l’investissement privé dans le domaine sanitaire en vue de trouver des solutions locales aux marchés locaux, a-t-elle souligné, indiquant que la mise en place d’hôpitaux et la facilitation des recherches médicales sont de nature à encourager l’investissement dans ce secteur en Afrique et par là, à contribuer au développement des systèmes de santé.
La première édition africaine du Bloomberg New Economy est tenue sous le thème « Gateway Africa », à l’initiative du groupe média Bloomberg, leader de l’information économique et financière, en partenariat avec l’Agence Marocaine de Développement des Investissements et des Exportations (AMDIE).
Suite à son parcours réussi aux États-Unis et en Europe, le Maroc a été sélectionné comme pays hôte pour l’édition africaine de ce forum économique, en raison de son statut de leader régional, grâce à la vision éclairée de Sa Majesté le Roi Mohammed VI.

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