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L’ambassadeur Hilale à Dili : Le Maroc engage l’Algérie face à ses responsabilités devant l’ONU

Le Sahara Marocain : Une Réalité Ancrée dans l'Histoire et le Droit, Plaidée à l'ONU

LA VÉRITÉ


À Dili, au Timor-Leste, lors du séminaire régional du Comité des 24 de l’ONU (C24) qui se tient du 21 au 23 mai 2025, un message fort a résonné : le Sahara est Marocain. L’ambassadeur représentant permanent du Maroc auprès des Nations Unies, Omar Hilale, a porté haut la position du Royaume, appelant à une reconnaissance internationale de cette réalité pour bâtir un avenir de paix. Son intervention détaillée a mis en lumière l’histoire, le droit et le soutien des populations.

Une histoire de libération et de récupération

L’ambassadeur Hilale a rappelé que le Maroc a engagé des démarches auprès des Nations Unies dès son adhésion pour la libération de son Sahara du joug colonial. Après près de deux décennies de négociations, le Maroc a pu récupérer ses provinces sahariennes grâce à l’Accord de Madrid en novembre 1975. L’Assemblée générale des Nations Unies a pris acte de cet accord dans sa résolution 3458B de décembre 1975. Omar Hilale a souligné que « Le Sahara est Marocain par l’histoire, le droit et la libre expression de ses populations ».

Les manœuvres qui entravent le progrès

Depuis la création du groupe séparatiste armé le « polisario » par l’Algérie, la question du Sahara marocain est devenue une question de paix et sécurité, traitée par le Conseil de sécurité. Omar Hilale a fermement dénoncé les « manœuvres dilatoires de l’Algérie » qui entravent le règlement de ce différend. Il a affirmé que l’Algérie joue un rôle central dans ce conflit, bien qu’elle prétende ne pas être partie prenante. L’Algérie, selon l’ambassadeur, « accueille, arme, finance et soutient diplomatiquement le groupe séparatiste du ‘polisario' », maintenant une posture « irréaliste et déstabilisatrice ».

Le soutien international et l’initiative d’autonomie

Face à cette impasse, la communauté internationale a, selon l’ambassadeur, clairement indiqué sa position. Plus de 116 États à travers le monde ont apporté un soutien explicite à l’Initiative marocaine d’autonomie. De plus, une trentaine de pays ont ouvert des consulats généraux à Laâyoune et à Dakhla, reconnaissant ainsi « la souveraineté du Maroc sur ses provinces du Sud ». L’Initiative marocaine d’autonomie, soumise en 2007, a été qualifiée de « sérieuse et crédible » par le Conseil de sécurité. Elle propose une large autonomie aux populations du Sahara « dans le cadre de la souveraineté et de l’unité territoriale du Royaume du Maroc », constituant une proposition « innovante et audacieuse » et l’ »unique socle pour un règlement durable ».

L’évolution de l’approche onusienne

Le Conseil de sécurité de l’ONU s’est résolument tourné vers la recherche d’une solution politique mutuellement acceptable, fondée sur le compromis. L’option du « référendum d’autodétermination » a été définitivement écartée, le Secrétaire général des Nations Unies ayant conclu à son impossibilité de mise en œuvre ordonnée et consensuelle dès l’an 2000. Ce changement de paradigme montre la volonté des Nations Unies de sortir d’un schéma rigide pour adopter une approche adaptée à l’évolution de la question. L’ambassadeur a souligné que le Maroc « demeure engagé en faveur d’une solution politique durable », mais a ajouté que « Cet engagement ne saurait être à sens unique ni éternel ». Il a insisté sur la nécessité d’une « volonté réelle de dialogue de la part des autres parties, particulièrement l’Algérie, dont le rôle ne peut plus être éludé ». La clé du progrès, a-t-il rappelé, « réside à Alger, comme l’a constaté l’ancien Envoyé personnel, feu Peter Van Walssum, en 2008 ».

 

L’intervention de l’ambassadeur Hilale à Dili a rappelé avec force l’attachement du Maroc à son Sahara, étayé par l’histoire et le droit. Elle a mis en lumière les obstacles à la résolution du différend, le soutien croissant de la communauté internationale à l’Initiative marocaine d’autonomie, et l’évolution de l’approche des Nations Unies vers une solution politique. L’appel du Maroc à un dialogue sincère, en pointant le rôle central de l’Algérie, pose la question cruciale : le moment est-il enfin venu pour toutes les parties de faire preuve de « lucidité et courage » pour tourner la page et construire un avenir de paix et de coopération régionale ?


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