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« L’Algérie souffre d’une pathologie schizophrénique incurable dans le dossier du Sahara marocain »

LA VÉRITÉ


Lors du séminaire régional du Comité des 24 (C24) de l’ONU à Dili, l’ambassadeur marocain Omar Hilale a vivement répondu aux allégations de la délégation algérienne, dénonçant le rôle central de l’Algérie dans le conflit autour du Sahara marocain et qualifiant sa position de « pathologie schizophrénique incurable ».

L’Algérie, partie prenante et financeuse du conflit

Omar Hilale, représentant permanent du Maroc auprès de l’ONU, a rappelé les faits incontestables : la création et l’hébergement du « polisario » par l’Algérie, dont le mouvement séparatiste opère depuis son territoire et bénéficie de son financement. Il a souligné que l’Algérie, bien que se présentant comme simple « observatrice », bloque depuis trois ans la reprise des pourparlers, entravant toute résolution du différend. De plus, les résolutions du Conseil de sécurité de l’ONU citent à cinq reprises l’Algérie, actant sa responsabilité directe dans ce conflit. « L’Algérie utilise un logiciel obsolète, figé dans les années 2000, ignorant les avancées diplomatiques », a-t-il asséné, rappelant que les résolutions récentes valident l’initiative marocaine d’autonomie et enterrent l’idée d’un référendum.

« Alger est la Mecque de la déstabilisation, du terrorisme et du séparatisme, un boulevard à Al-Qaeda et Daesh»

Alger, « Mecque de la déstabilisation »

Réagissant à la prétention algérienne d’être la « Mecque des mouvements de libération », Hilale a rétorqué qu’aujourd’hui, « Alger est la Mecque de la déstabilisation, du terrorisme et du séparatisme ». Il a accusé l’Algérie d’avoir ouvert un « boulevard à Al-Qaeda et Daesh » en Afrique via ses politiques au Maghreb et au Sahel, favorisant l’instabilité régionale.

« Pour crédibiliser son discours, l’Algérie doit d’abord l’appliquer aux Kabyles, dont la revendication est antérieure à l’État algérien lui-même »

Le double standard sur l’autodétermination

L’ambassadeur a fustigé l’hypocrisie algérienne sur le droit à l’autodétermination, interpellant Alger : « Pour crédibiliser son discours, l’Algérie doit d’abord l’appliquer aux Kabyles, dont la revendication est antérieure à l’État algérien lui-même ». Une critique cinglante visant le traitement des minorités sur son propre territoire.

Un conflit gelé, une rhétorique éculée

Hilale a dénoncé le « discours monomatique » algérien, centré sur les années 1970-2000 et ignorant les évolutions diplomatiques. Les résolutions de l’ONU depuis 2000 actent la prééminence du plan d’autonomie marocain et le rôle clé de l’Algérie dans le blocage du processus. Alors que le Maroc reste ouvert au dialogue, l’Algérie « cultive le statu quo et la division régionale », selon ses termes.


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