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L’accès au financement industriel au Maroc: des disparités sectorielles persistantes

Une enquête de Bank Al-Maghrib révèle des écarts marqués entre industries face au crédit bancaire

LA VÉRITÉ


Selon les derniers résultats de l’enquête trimestrielle de Bank Al-Maghrib (BAM) pour le troisième trimestre 2025, 87% des entreprises industrielles déclarent un accès “normal” au financement bancaire, tandis que 11% l’estiment “difficile”. Ces chiffres confirment une tendance globalement positive, mais masquent des disparités importantes selon les branches industrielles.

Une situation globalement favorable, mais contrastée

D’emblée, le secteur de l’industrie alimentaire se distingue avec 94% des entreprises déclarant un accès normal au financement, contre seulement 6% faisant face à des difficultés. Cette performance place l’agroalimentaire en tête des secteurs les mieux servis par le système bancaire.

Par ailleurs, l’industrie mécanique et métallurgique affiche 87% d’accès normal et 13% de difficultés, tandis que les industries chimiques et para-chimiques enregistrent 82% d’accès fluide, contre 11% d’obstacles.

Le textile et le cuir sous pression

En revanche, l’industrie du textile et du cuir apparaît comme le secteur le plus fragilisé : 33% des entreprises y rencontrent des difficultés d’accès au crédit, le taux le plus élevé de l’ensemble du tissu industriel.

Des coûts du crédit globalement stables

Ensuite, BAM indique que les coûts du crédit demeurent globalement stables dans la majorité des branches. Toutefois, 13% des entreprises du textile et du cuir signalent une hausse, un signe de tension supplémentaire pour un secteur déjà vulnérable.

Les coûts d’investissement restent eux aussi stables, à l’exception de l’industrie alimentaire où une augmentation est observée. Les secteurs chimique et textile affichent, au contraire, des baisses, tandis que la mécanique et la métallurgie maintiennent leurs niveaux.

Autofinancement dominant et perspectives d’investissement

En parallèle, l’enquête montre que l’autofinancement représente 74% des dépenses d’investissement industrielles, contre 26% pour le crédit bancaire.

Enfin, 58% des industriels s’attendent à une stabilité de leurs investissements au cours des trois prochains mois, tandis que 26% prévoient une hausse. Le seul secteur pessimiste demeure celui des produits chimiques et para-chimiques, qui anticipe une contraction.


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