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La réforme universitaire est en phase avec la feuille de route tracée par SM le Roi

À LA UNE Z- NEWSLETTER (apm) / 31 janvier 2020
La réforme universitaire est en phase avec la feuille de route tracée par SM le Roi

La réforme universitaire est en phase avec les axes de la feuille de route tracée par SM le Roi Mohammed VI dans Son discours du 20 août 2018, afin d’adapter les formations aux besoins du marché d’emploi et faciliter l’intégration des diplômés dans la vie active, a assuré, jeudi à Rabat, le ministre de l’Éducation nationale, de la Formation professionnelle, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Saaïd Amzazi.

Dans un exposé sur le nouveau chantier de la réforme universitaire, basé sur l’instauration du système de bachelor, la promotion de la recherche scientifique et de l’innovation ainsi que sur le renforcement de la gouvernance efficiente au sein des universités, M. Amzazi a souligné que cette réforme vient également en application de plusieurs dispositions de la loi-cadre de l’éducation, de la formation et de la recherche scientifique N 51.17, énonçant la nécessité d’adopter un système pédagogique qui puisse répondre aux besoins nationaux en termes de développement, tout en s’ouvrant sur les expériences internationales, a indiqué le ministre de la Culture, de la jeunesse et des sports, porte-parole du gouvernement, El Hassan Abyaba, dans un communiqué lu à l’issue de ce conseil.

Selon M. Abyaba, il a été souligné lors de cet exposé présenté par le ministre de l’Éducation nationale, de la Formation professionnelle, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique et le ministre délégué chargé de l’Enseignement supérieur et de la recherche scientifique que le système de bachelor a été mis en place après que les conclusions et rapports réalisés par des institutions publiques, notamment le Conseil supérieur de l’éducation, de la formation et de la recherche scientifique, de la Cour des comptes et les diagnostics diligentés au niveau national par les universités, aient démontré l’existence de contraintes qui pèsent sur le système actuel.

Il s’agit, notamment, a-t-il dit, de la forte pression sur l’enseignement supérieur, en particulier en ce qui concerne les établissements à accès ouvert, le manque de formations au profit des étudiants pour l’acquisition de compétences en Softs Skills, l’implication insuffisante des partenaires économiques dans la détermination des besoins et leur contribution dans la conception et l’encadrement des formations dédiées.

A cela s’ajoute, a-t-il noté, l’existence d’un fossé linguistique entre le cycle secondaire et l’enseignement supérieur, d’où le manque de maîtrise des langues étrangères, le faible niveau cognitif et le défaut d’un système d’orientation efficient.

Parmi les autres contraintes qui ont été constatées, souligne M. Amzazi, le faible rendement interne du cycle de licence, la déperdition scolaire sans obtenir un diplôme et sans prise en comptes des années d’étude, l’apprentissage pédagogique défaillant dans les universités à cause de la divergence entre la langue d’enseignement au secondaire et celle de l’enseignement supérieur universitaire, en particulier pour les branches scientifiques et techniques, en plus de la faiblesse du rendement externe du système en général, ce qui impacte négativement l’intégration dans le marché d’emploi.

Le système de bachelor repose sur la programmation d’une année fondamentale, pour assurer la bonne transition de l’étudiant de l’enseignement secondaire à l’enseignement supérieur, l’adoption d’un système d’orientation actif, offrant aux étudiants deux possibilités d’orientation et de réorientation lors de la deuxième année, a-t-il expliqué, ajoutant que la troisième année est celle de la spécialisation tandis que la quatrième sera une année de spécialisation plus approfondie.

En outre, a-t-il noté, il sera procédé à la promotion des modules linguistiques afin de renforcer les capacités linguistiques et communicationnelles de l’étudiant, outre des modules en soft skills.De son côté, le ministre délégué chargé de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Driss Ouaouicha, s’est appesanti sur les mesures prises afin de promouvoir la recherche scientifique, dont l’amélioration de la gouvernance du système national de la recherche scientifique et de l’innovation, le financement de la recherche scientifique, la simplification des procédures administratives et financières, la hausse du nombre des chercheurs à travers l’amélioration des études dans les cycles de doctorat, la promotion de l’excellence dans le domaine de la recherche scientifique, la valorisation des résultats de la recherche scientifique et technologique et l’encouragement de l’innovation.

Afin de gagner l’important pari de la réforme universitaire, le ministre délégué a mis l’accent sur l’importance de renforcer l’efficience de la gouvernance au sein des universités à travers le changement du statut juridique des universités d’établissements publics à caractère administratif à un établissement public à caractère scientifique et technologique, le passage d’un contrôle financier a priori à un contrôle d’accompagnement et à postériori, la consécration et la mise en œuvre de l’autonomie totale des universités dans la gestion des ressources financières internes outre la simplification des procédures de gestion financière et comptable. 

 

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