La Nouvelle Charte d’Investissement Mobilise 414 MMDhs et Redessine la Carte Industrielle du Royaume
Devant le Parlement, le Chef du gouvernement a dressé un bilan d’étape flatteur de cette réforme structurelle qui décentralise la décision économique vers les régions et les PME
LA VÉRITÉ
Le Chef du gouvernement, Aziz Akhannouch, a transformé sa séance de questions orales à la Chambre des représentants en une tribune pour défendre ce qu’il qualifie de « colonne vertébrale » de son mandat : la nouvelle Charte d’investissement. Face aux députés, le chef de l’Exécutif a réaffirmé la portée stratégique de ce dispositif législatif qui, loin d’être un simple outil fiscal, reconfigure en profondeur l’attractivité économique du Royaume. L’objectif affiché est clair : sortir d’une logique de rente pour entrer dans une dynamique de création de valeur durable et d’emplois pérennes.
Un Bilan Chiffré et une Dynamique de Terrain
Depuis son entrée en vigueur en mars 2023, la réforme a enclenché une vitesse de croisière inédite. La Commission nationale des investissements a tenu neuf réunions décisives, validant pas moins de 250 projets. Ces initiatives représentent un volume d’investissement global de 414 milliards de dirhams. Mais au-delà des montants financiers, Aziz Akhannouch insiste sur l’impact social : ces projets ont permis la génération d’environ 179 000 emplois directs et indirects, matérialisant ainsi les promesses de la réforme sur le marché du travail.
La Fin du « Tout-Axe » Casa-Tanger
Le point nodal de cette politique réside dans la quête d’une « justice territoriale ». Le gouvernement utilise désormais l’investissement comme levier d’aménagement du territoire pour casser la macrocéphalie économique historique du pays. Les projets approuvés irriguent désormais 49 provinces et préfectures, touchant 34 secteurs d’activité. Si les locomotives traditionnelles comme l’automobile, le textile ou l’agroalimentaire gardent leur place, l’éventail s’élargit vers des domaines de souveraineté tels que la santé, l’industrie pharmaceutique, l’énergie et les matériaux de construction.
Décentralisation et Choc de Simplification
Cette répartition géographique s’appuie sur une refonte de la gouvernance. L’Exécutif a opéré une décentralisation audacieuse des décisions : désormais, les projets inférieurs à 250 millions de dirhams relèvent directement des Centres Régionaux d’Investissement (CRI) et des Commissions régionales unifiées. Cette proximité administrative, couplée à une digitalisation accrue des procédures, porte ses fruits. À fin septembre 2025, plus de 81 000 entreprises ont vu le jour, profitant d’un climat des affaires où 98 % des réformes de simplification prévues ont été lancées. Pour Rabat, la Charte n’est plus un projet, mais une réalité opérationnelle qui positionne le Maroc comme une plateforme compétitive et résiliente.
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