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La Marche Verte, 50 ans d’unité et de vision

Par Hamza Abdelouaret


Le 6 novembre 1975, des centaines de milliers de Marocains s’élançaient vers le Sud, brandissant le Coran et le drapeau national. Ils marchaient sans arme, avec la certitude de participer à l’un des moments les plus forts de l’histoire contemporaine du Royaume. Cinquante ans plus tard, la Marche Verte demeure bien plus qu’un souvenir héroïque : elle est devenue le socle moral d’une Nation, le point d’ancrage d’une identité partagée et d’une fidélité sans faille entre le peuple et son Roi.

Chaque année, cette date revient comme un rappel à la fois historique et affectif. Elle réunit les générations autour d’une même émotion. Ceux qui ont marché, ceux qui ont grandi avec leurs récits, et ceux qui, aujourd’hui, vivent les fruits de ce serment collectif. Dans les écoles, les places publiques ou les foyers, la Marche Verte se transmet comme une fierté et une responsabilité. Elle incarne cette idée rare qu’un pays peut se construire sur une foi partagée et une unité sincère.

 

De la foi populaire à l’État stratège

Ce qui fut un acte de mobilisation populaire s’est transformé en un projet de société. L’élan de 1975 n’a pas été figé dans la mémoire, il a donné naissance à un modèle politique et territorial qui continue d’inspirer le Maroc moderne. Dans les provinces du Sud, cette inspiration s’est traduite par une véritable renaissance. Des infrastructures surgies dans le désert, des universités, des ports, des routes, des entreprises et des zones industrielles font de cette région une vitrine du développement national.

La marche des citoyens s’est muée en marche du progrès. Les villes du Sud, hier modestes, sont devenues des pôles d’attraction et d’équilibre. Elles incarnent aujourd’hui la capacité du Maroc à transformer son unité en moteur d’avenir. Dans la culture, l’économie, l’éducation et la diplomatie, la même énergie circule encore, celle d’un peuple qui n’a jamais cessé de croire à son destin commun.

 

Deux Rois, une même ligne

Feu Sa Majesté Hassan II avait voulu que cette marche soit une démonstration pacifique, un message d’intelligence et de légitimité. Son successeur, Sa Majesté le Roi Mohammed VI, a su prolonger ce message dans l’action, en l’inscrivant dans une vision de modernité, de développement et d’ouverture. Deux Rois, deux époques, une même conviction : celle d’un Maroc maître de ses choix et fidèle à ses principes.

C’est cette continuité qui donne tout son sens à la commémoration de 2025. Cinquante ans après, la Marche Verte ne s’impose plus comme un acte à reproduire, mais comme une inspiration à faire vivre. Elle a enseigné au Maroc la valeur de la patience, de la constance et de la cohésion. Elle a prouvé que la foi populaire peut devenir une force d’État, et que la souveraineté la plus solide est celle qui se construit dans le respect et la paix.

 

Commémorer pour avancer

Commémorer la Marche Verte, ce n’est pas regarder en arrière. C’est mesurer le chemin parcouru et celui qu’il reste à accomplir. C’est redire que l’unité nationale n’est pas un acquis figé, mais une œuvre quotidienne. C’est rappeler aussi que l’histoire d’un peuple se forge autant dans ses combats que dans sa capacité à transmettre ce qu’il a conquis.

Aujourd’hui, le Maroc ne célèbre pas seulement un souvenir. Il célèbre la fidélité à une vision, celle d’un pays rassemblé autour de son Roi, conscient de ses racines et confiant dans son avenir. La Marche Verte n’appartient à aucun temps, elle appartient à la Nation tout entière. Et c’est peut-être là son plus grand héritage : avoir transformé un acte de foi en un destin collectif, inscrit pour toujours dans le cœur des Marocains.


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